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lepostier se multiplie !
POSTIER : edgar   
03-05-2011

 

Quelques mois plus tard, et pour sortir de ces longues années de lourds déboires et lourdeurs techniques...

Nous sommes enfin heureux de vous annoncer la prolongation de l'aventure du postier, son prolongement...

 

 

... PAR ICI !

 

 

lespostiers.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
MAUX DE LA FIN ? (du maudit postier)
POSTIER : edgar   
08-12-2010
Les difficultés techniques s'acculumant, s'amoncelant, même, et l'actuel défaut de secours interne comme externe n'aidant pas, tout ça sent et sonne peut-être la fin d'une aventure... de travail, considérable, gigantesque pour ce qui est de ma part, mais aussi d'amusement, et en tout cas de partage.
Voilà, lepostier aura donc duré de mai 2007 à décembre 2010 ? Pas aidé pour un sou – c'est le moins qu'on puisse dire. Et dans ce cas, merci à ceux qui y ont contribué, même de loin.
Et bien à vous.

 
l'abécédaire de jean-pierre marielle
POSTIER : edgar   
08-12-2010

A 78 ans, Jean-Pierre Marielle revient sur sa vie, et sa carrière dans un livre façon puzzle, plein d'humour, et de souvenirs cocasses ou émus.

Marielle a toujours fait le mariole. C'est lui qui l'écrit : « J'entends encore la voix de mes enseignants, du lycée au Conservatoire : ''Marielle, arrêtez de faire n'importe quoi !'' Ne m'ayant jamais donné de bonnes raisons de leur obéir, j'ai continué. » A aimer la vie comme un fou et à rire. A rire, et à coincer la bulle. Sa devise ? « Ne jamais faire d'effort, ou le moins possible, ne m'a pas empêché d'arriver là où je suis (où ? Je n'en sais rien, mais j'y suis bien).»

Jean-Pierre Marielle est né an 1932 à Dijon. Au théâtre, il a joué Feydeau, Audiberti, Pinter, Stoppard, Ionesco, Anouilh, Pirandello, Claudel ou Guitry. Au cinéma ou à la télévision, il joué dans plus de cent films, avec notamment Bertrand Blier, Dino Risi, Alain Corneau, Chantal Akerman, Claude Miller, Patrice Leconte, Philippe de Broca…).

Chez cet acteur attachant, un des plus justement populaires qui soient avec ses vieux copains Jean Rochefort et Philippe Noiret (l'hilarant trio des « Grands ducs »), l'amour de la déconnade est indissolublement lié à la passion du théâtre, et au culte de l'amitié. Aujourd'hui, à 78 ans, Jean-Pierre Marielle se retourne sur sa vie dans un délicieux petit livre en forme d'abécédaire.

Entre humour dévastateur et émotion teintée de mélancolie, il y chante donc l'amitié. Et d'abord celle, indéfectible, qui le lie à Jean-Paul Belmondo, avec qui, dès le Conservatoire, il n'a jamais arrêté de faire le con (« Nous n'étions peut-être pas très malins, mais une formule malicieuse d'Alexandre Vialatte nous ressemblait : ''La gravité est le plaisir des sots''.»)

Il y dit aussi son amour absolu du théâtre, et toute l'admiration qu'il porte encore ceux qui furent ses maîtres, à commencer par Michel Bouquet. Il y parle aussi du jazz, la grande passion de sa vie.


— EXTRAITS —

ARROSÉES (SOIRÉES)

Sur le tournage de « Coup de torchon »de Tavernier, avec Eddy Mitchell, nous nous en collâmes une assez sévère, jusqu'à casser toutes les ampoules du restaurant. Pourquoi les ampoules? Je n'en ai pas la moindre idée. Isabelle Huppert eut la gentillesse de me reconduire à ma chambre, que je chercherais encore sans son assistance, et de me mettre au lit, quand j'aurais sans doute dormi dans un marigot hébergeant des crocodiles.

BECKETT (SAMUEL)

Tout jeune, je l'ai suivi longuement dans les rues de Saint-Germain, il sortait des Éditions de Minuit, rue du Dragon. Il fumait incessamment sans jamais sembler s'arrêter pour allumer une cigarette, une fumée bleue l'accompagnait, telle une divinité grecque. Ma filature timide a duré une heure ou deux, avant que j'abandonne, épuisé. C'est qu'il marchait vite. Je n'ai pas osé lui parler. Qu'est-ce que j'aurais bien pu lui dire? Que peut-on bien dire à Samuel Beckett? « Bravo et merci pour tout? Je peux avoir un autographe? Continuez comme ça, vous nous faites rêver ?» J'ai choisi de le saluer en lui foutant la paix.

CALET (HENRI)

Il eut une drôle de vie : parents faux-monnayeurs à l'occasion, père anarchiste, Henri Calet sera brièvement un employé modèle de la Société Électro-Câble, avant de fuir avec la caisse pour Montevideo, où il changera de nom, pour revenir six mois plus tard à Berlin avant de vivre dans la clandestinité à Paris, puis de fuir à nouveau cette fois au Portugal avant un retour en France... Fait prisonnier en 1940, il s'évade. À la Libération, Camus le fera écrire pour le journal « Combat », où il tiendra de merveilleuses chroniques, funambules, ironiques et douces. Publiant sans cesse, il a été longtemps ignoré, avant d'être redécouvert sur le tard, bien après sa disparition. Né Américain, il aurait eu la notoriété d'un Raymond Carver. Deux jours avant sa mort, il notait :

« C'est sur la peau de mon coeur que l'on trouverait des rides. Je suis déjà un peu parti, absent. Faites comme si je n'étais pas là. Ma voix ne porte plus très loin. Mourir sans savoir ce qu'est la mort, ni la vie. Il faut se quitter déjà? Ne me secouez pas. Je suis plein de larmes.»

Son écriture me bouleverse, son attention à l'humanité, qu'elle le déçoive ou l'encourage, la limpidité de ses phrases, sa modestie désespérée, son attention aux autres, son honnêteté viscérale me touchent, sa poésie va au fond du coeur. Vous n'imaginez pas l'état dans lequel me transportent ses livres. Si celui-ci doit servir une cause, que ce soit celle de son oeuvre. Il est de mon devoir de partager cette passion. Vous me remercierez plus tard.

CARMET (JEAN)

Le tournage de « Bouvard et Pécuchet », dirigé par Jean- Daniel [Pollet, ndlr], notre bon génie, dura dix semaines, du côté de Château-du-Loir, dans un curieux gîte, entre ferme et manoir. Nous nous amusions tellement que nous ne rentrions pas chez nous les jours de relâche. On jouait au croquet, très lentement: des bouteilles étaient planquées partout dans le jardin. C'est sans doute un de mes meilleurs souvenirs: le texte était sublime, la cantine excellente et les bouchons claquaient. (...) Je fis le chemin du retour avec Verhaeghe, silencieusement, avant que je ne lui dise : « C'est dommage qu'on l'ait fait, on ne pourra plus le refaire.»

CASH (JOHNNY)

Il aurait pu être bourguignon, mais il était américain. Son lyrisme tourmenté, son énergie mise au service de l'art, le désarroi qui sourd de sa musique, sa voix terrienne, souterraine sur la fin, sa force de travail (son dernier souffle sera pour son ultime disque), m'évoquent certains de mes voisins. Cet homme, cabossé par les épreuves, n'imitait personne, et c'est bien le moins que l'on soit en droit d'attendre d'un artiste. Derrière la puissance, on sent toujours une vulnérabilité, à peine maquillée. Les fragiles m'émeuvent.

CHIENNE

Si je jouais au théâtre, elle restait dans ma loge et descendait dès qu'elle entendait les applaudissements. Quand je devais voyager, je la laissais à des parents. Au retour d'une absence prolongée, elle perdit connaissance à ma vue. Elle était timide, discrète. Quand elle faisait ses besoins, je devais détourner le regard, faute de quoi elle s'y refusait... Puis elle est tombée malade et il fallut la piquer. Le vétérinaire est venu jusqu'à ma voiture, sans blouse, pour ne pas l'alerter. (...) Elle est enterrée dans mon jardin, sous un rosier. J'attendrai mes très vieux jours pour leur associer un chien, que je choisirai très gros et décourageant.

CORNEAU (ALAIN)

« Tous les matins du monde »m'a offert l'un de mes souvenirs les plus chers. Je ne pensais pas être l'homme de la situation, c'est lui qui m'a convaincu que la gravité de Sainte-Colombe me siérait, insistant sur la place centrale de la musique. On se croisait de temps à autre à des concerts de jazz, et je ne peux qu'accorder ma confiance à un cinéaste qui va écouter Ornette Coleman au lieu d'écumer les dîners mondains.

CRAPULE

À l'époque où Jean-Paul [Belmondo, ndlr] vivait avec Ursula Andress, un employé d'un torchon où s'impriment les ragots, avant de servir à nettoyer les vitres, me contacta. En échange d'informations de première main sur cette liaison, il m'offrait une voiture de luxe. Il ne m'a pas fallu longtemps pour lui signaler où il pouvait la garer.

DELPHINE (SEYRIG)

Tout le monde vouvoyait Delphine, même Sami Frey, avec qui elle vivra un amour magnifique. (...) Son appartement était réputé pour être la meilleure boîte de nuit de Paris. Des buffets somptueux étaient dressés, nous dansions jusqu'au matin. Quand je revois Sami, nous sommes au bord des larmes, il incarne pour moi une époque très heureuse. Faisant partie de la suite de Delphine, je l'ai accompagnée à une petite sauterie chez Duras, rue Saint- Benoît, où l'atmosphère était pesante. La moindre plaisanterie se devait d'être évaluée et pensée avec soin. On déconnait avec des patins, pour ainsi dire.

ECHENOZ (JEAN)

J'entre dans ses livres comme chez moi : le mobilier, la musique, les personnages, la teinte mélancolique de l'air me sont familiers. Certains textes vous offrent une maison de papier et d'encre, et les siens sont mon salon. J'en sors comme de mon bain, avec réticence. (...) Je ne le connais pas, mais il me semble proche. Il y a quelques années, nous nous sommes promis, par lettres, de partager une pizza. J'espère que nous saurons tenir cette promesse.

FLORE (CAFÉ DE)

Nous nous installions en terrasse, en espérant que l'intelligence de ses clients célèbres soit contagieuse et nous profite mais, à l'époque du Conservatoire, nous étions trop fauchés pour y boire plus qu'un café (et encore, les bons jours), préférant le Bonaparte, alors un bistrot ordinaire. Ce n'est que bien plus tard que le Floreest devenu pour moi une sorte de maison de campagne en pleine ville.

GUINGUETTE

En vacances chez des amis, dans les années soixante, inspiré par l'époque libérée je sors nu dans le jardin. Je croise la cuisinière, une dame d'un âge respectable, et me trouve tout de même bien gêné. Avant que je puisse m'excuser, elle a cette formule remarquable : « Vous en faites pas, monsieur Marielle, il y a bien longtemps que la guinguette a fermé ses volets !»

HOLIDAY (BILLIE)
Ma Reine. Elle incarne, en deux notes et un souffle, tout ce qui me touche dans l'art: la nudité de l'émotion, qu'aucune afféterie n'habille pour la rendre présentable. Il serait obscène d'en dire plus.

IONESCO (EUGÈNE)

Je jouais une de ses pièces, « Victime du devoir », au Théâtre de la Huchette, en 1956. Il se pochtronnait quotidiennement au bistrot d'en face et m'avait mandaté pour faire le guet et l'avertir de filer avant que sa femme ne le surprenne. Au début, c'était tout de même gratifiant d'être espion au service de Ionesco mais être planté à la porte d'un troquet sans pouvoir y entrer est devenu très vite franchement emmerdant.

JAZZ

J'ai eu la chance que ma jeunesse coïncide avec une explosion de talents trouvant alors à Paris des oreilles attentives, dont les miennes, qui n'en reviennent toujours pas d'avoir été témoins de cette époque. J'aimais autant les grands orchestres de Benny Goodman ou Woody Herman que celui de Duke Ellington, des pianistes comme Thelonious Monk ou des jazzmen blancs, qui n'avaient pas forcément bonne presse à l'époque - Stan Getz, Gerry Mulligan. (...) Sur le tournage de « Quelques jours avec moi », on s'engueulait assez violemment avec Claude Sautet, y compris entre deux prises: il se mettait dans de terribles colères et soutenait qu'il n'existe pas de grand ténor blanc. Je lui démontrais que Stan Getz était un génie, il se calmait, tombait d'accord avec moi, mais on remettait ça le lendemain.

JOUVET (LOUIS)

Il donnait une conférence à la Sorbonne et sortait régulièrement de son veston un paquet de Camel pour en fumer une, ce qui paraîtrait aujourd'hui le comble de l'extravagance. À chaque phrase, de la fumée s'échappait de sa bouche, offrant un spectacle singulier. La première chose que j'ai faite en sortant a été d'acheter un paquet de Camel.

MER (DES CARAÏBES)

Jean-Paul Belmondo a une maison sur l'île d'Antigua, où je le retrouvais souvent. Un jour de 1976, je nage et vois, de loin, une dame avec un bonnet de bain un peu désuet, des lunettes de soleil, une robe de plage bleue: elle enlève sa robe, se baigne. Lorsque j'arrive à sa hauteur, nous bavardons. Elle parlait un français impeccable. Au bout de quelques minutes, elle s'éloigne pour monter dans un yacht,   en me faisant de grands signes d'adieu. «Tu sais à qui tu viens de parler ?, me demande Belmondo. Garbo ! »

MOYENNE

J'aime la moyenne : enfant, j'étais un élève moyen, puis un adolescent moyennement studieux, du Conservatoire je suis sorti avec un deuxième prix moyen, ma carrière a longtemps été moyenne. Mais de taille je suis grand, assez. Et c'est tout, mais a failli être trop : ça aurait pu me coûter un de mes premiers rôles au cinéma, « le Grand Bluff », de Patrice Dailly, en 1957, dont la vedette était Eddie Constantine. On m'avait prévenu qu'il n'aimait pas les partenaires   plus grands que lui. Lors de l'audition, j'ai plié les jambes dans mon imperméable. « Yeah, it's OK ! », a-t- il fait. Au tournage, je ne pouvais plus tricher. Dans le film, on voit donc Eddie sautiller ostensiblement, pour être à ma hauteur si j'ose dire. J'ai tourné sous la direction de Chantal Akerman, de Noémie Lvovsky, de Jean-Daniel Pollet, Alain Corneau, Claude Miller, Bertrand Tavernier, mais aussi de cinéastes plus oubliables : je me tiens quelque part, dans un lieu flou, entre ces territoires. De même, entre le théâtre que j'appelle de digestion, purement commercial, et l'avant-garde, il y a de la place, la mienne.

NAVET(S)

Il m'est arrivé de me laisser un peu aller et de tourner des idioties, souvent des rôles de sauteurs de canapé, de dragueurs de troisième division. Curieusement, quand il s'agissait de théâtre et de télévision, j'ai fait preuve de plus de discernement, je crois. (On trouverait bien quelques exceptions.) Mais ce n'est pas si grave : lorsqu'on tourne un navet, on pense à la viande que l'on pourra acheter avec le cachet. Et ça passe bien, je n'ai pas l'estomac délicat.

OPTIMISME

Je hais les optimistes et la religion du positivisme qui compte tant d'adeptes. J'aime les désespérés, les hommes perdus, les orphelins. Les gens qui vont bien, le proclament fièrement sans cesse, me désolent. Je ne peux leur accorder ma confiance : ils ont trop à perdre pour être fidèles et honnêtes.

PARADIS

Je l'ai vu à Venise et à Florence. Il y en a donc deux, ce qui constitue une excellente nouvelle, je trouve.

POÉSIE

Pensionnaire, c'était mon échappée vers un univers plus accueillant. J'en lisais beaucoup. Rimbaud, Baudelaire, Cendrars, Apollinaire étaient mes amis et le sont restés. Je la lis à haute voix, pour sentir la résonance des mots, pour qu'ils m'enveloppent. L'attraction qu'elle exerce sur moi est singulière. Si je me plonge dans un   roman, les poèmes, eux, m'absorbent. Comme peut le faire une suite de Bach, ils me font sortir du monde. Je peux me perdre des heures entières dans une strophe de Baudelaire, y nager inlassablement. Si nous sommes tous nostalgiques du ventre maternel, eh bien, j'ai retrouvé ce confort originel dans les poèmes.

QUOTIDIEN

Le mien dépend de mes engagements, je suis leur pâte à modeler. Si je n'en ai pas, me voilà nonchalant, couche-tôt, couche-tard, je suis tout cela à la fois et rien de tout ça. Je laisse aller. Une journée idéale n'a pas de caractéristiques précises. C'est un cadeau qui ne tient à presque rien : traîner à Saint-Germain, croiser Sempé, aller boire un coup avec lui au Flore, puis acheter un livre, ou ne pas bouger de chez moi, regarder les arbres du jardin, voir la femme que j'aime lire, se lever, traverser la pièce, revenir, se rasseoir. Rien de particulièrement événementiel.

ROCHEFORT (JEAN)
Élève à l'école dramatique de la rue Blanche, je jouais Néron. À la fin de la représentation, un sergent de l'armée de l'air me félicite. Je m'en étonne un peu. Il m'apprend qu'il est au Conservatoire, effectuant son service militaire. C'était Jean Rochefort. Quelques mois plus tard, je campais dans le jardin de sa maison bretonne. Effrayé par le paysage, un décor de film fantastique, où semblaient se tapir partout des créatures monstrueuses ou des tueurs aux méthodes raffinées, je planquais un poignard sous mon oreiller, ce qui me permettait de dormir quelques heures. Assurément les vacances les moins reposantes de mon existence.

SIFFLER

On le sait peu, mais je siffle très bien. Si je n'avais pas été comédien, j'aurais probablement fait clochard siffleur.

SOIRÉE (LITTÉRAIRE)

J'en passerais volontiers une avec Flaubert, Hemingway et Tchekhov. Je pense, sans faire preuve d'immodestie, qu'on aurait des choses à se raconter.

SILENCE

Je croise parfois Patrick Modiano, que je connais depuis une quinzaine d'années, et nous sommes toujours très heureux de nous voir. Nous marchons alors en silence, essayant de parler sans y parvenir autrement qu'avec des esquisses de phrases, et l'on se comprend très bien ainsi. Un jour, nous fîmes trois fois de suite le même parcours, d'environ deux cents mètres, dans un sens, puis dans l'autre, ne voulant pas se quitter, à échanger des onomatopées. Nous nous séparâmes enchantés.

TÊTE

Certains trouvent que j'ai une tête d'acteur. Moi pas. J'ai une tête de rien. Au fond, c'est peut-être le mieux pour être comédien, avoir une tête de rien pour tout jouer.

VIE (APRÈS LA MORT)

Rien.

WHISKY

Chez Castel, jeunes comédiens, nous en buvions, d'abord pour se donner un genre américain, ensuite par fidélité aux traditions et enfin par goût. Le patron mettait notre nom sur les bouteilles, si d'aventure elles survivaient à la nuit. Il y en a encore une qui m'attend, preuve que nous étions raisonnables, somme toute.

YÉ-YÉ

Cette mode m'indifférait tellement qu'un jour, chez Nicole Garcia, je pris France Gall, occupée à éplucher des pommes de terre, pour l'employée de maison.
 
et le spectacle continue
POSTIER : edgar   
08-12-2010
(Article non-retouché :) Samuel Koch, candidat malheureux de l'émission Wetten Dass ? accidenté en direct lors de l'émission du samedi 4 décembre, est sorti, ce mardi 7 décembre, du coma artificiel dans lequel il a été plongé pendant deux jours. Le jeune homme a repris conscience et peut s'exprimer. Cependant ses bras et ses jambes sont paralysés, et il est peu probable qu'il en retrouve l'usage selon Wolfgang Raab, directeur de l'hôpital de Düsseldoft, qui a donné une conférence de presse plus tôt dans la journée de ce mardi 7 décembre. "Une guérison complète est improbable selon nous", ont déclaré les médecins évoquant de "lourdes paralysies". Trois jours après l'accident, Michelle Hunziker, animatrice de l'émission Wetten Dass ?, s'est exprimée pour la première fois, avoir avoir passé deux journées en état de choc. Elle a choisi le quotidien allemand Bild pour se confier sur ce tragique événement. Elle affirme notamment avoir vu la catastrophe venir. Selon elle, Samuel Koch, qui avait pris le pari de sauter au dessus d'un véhicule conduit par son père, s'est blessé au tout début de l'épreuve, lors du saut, et donc avant sa chute dramatique. Un accident qui a provoqué l'arrêt de la retransmission de l'émission, en direct à la télévision allemande, mais aussi en Suisse et en Autriche. Pour Michelle, ex-femme du chanteur Eros Ramazzotti, l'accident était d'autant plus choquant que les répétitions avaient été concluantes et s'étaient déroulées sans heurt. Lors de cette émission, Justin Bieber était invité à se produire mais l'interruption du show a compromis son passage. Qu'à cela ne tienne : il aura sans doute l'occasion de revenir en Europe... notamment au printemps prochain puisqu'il passera en France pour son show exceptionnel à Bercy le 29 mars. Quelques semaines plus tard, son biopic en 3D, Never say never, sortira sur les écrans français. La date est fixée au 20 avril 2011. Enfin, bonne nouvelle pour les fans de ce dernier : la société Panini America vient de s'acquitter des droits d'exploitation de vignettes d'autocollantes (qui seront au nombre de 30) et d'une collection de 150 cartes à collectionner à l'effigie de Justin Bieber. Elles arriveront dans les magasins Walmart, Target et Toys'R'Us dans les prochains jours. Un vrai businessman, du haut de ses seize ans.
 
y a-t-il un pilote dans l'avion ?
POSTIER : edgar   
01-12-2010
L'acteur comique Leslie Nielsen est décédé, ce 28 novembre 2010, et à peu près au même moment : Le copilote d'un avion de la compagnie Air India Express a fait chuter l'appareil de plusieurs centaines de mètres en se rasseyant simplement sur son siège. Alors qu'il tentait d'ajuster son siège, le copilote du Boeing 737 de Air India Express, qui se rendait de Dubaï à la ville indienne de Pune (sud) le 26 mai dernier, a poussé le manche de l'appareil, entrainant sa chute. Pris de panique, l'homme n'a pas réussi à faire rentrer le pilote, alors que ce dernier était parti quelques instants aux toilettes. Au total, l'appareil, qui transportait 113 passagers, a fait une chute de plus de 2000 mètres avant que le pilote, qui a utilisé un code d'urgence pour entrer dans le cockpit, ne redresse la trajectoire. Interrogé la semaine dernière par la Direction générale de l'aviation civile, le copilote, âgé de 25 ans, a expliqué avoir été littéralement paralysé par la peur face à la situation. La descente avait provoqué un mouvement de panique parmi les passagers, d'autant qu'un avion de la même compagnie aérienne s'était écrasé quelques jours plus tôt. Afin qu'ils se calment, le pilote leur avait fait savoir que l'appareil avait été victime d'un trou d'air.
 
libre, seul et assoupi...
POSTIER : serge   
25-11-2010

Rien de nouveau sous le soleil mais voilà quand même :

Jeunes, éduqués et lucides, ils ont choisi de braver une norme sociale fondamentale : ils ne bossent pas et ils l’assument. Même s’il faut manger des pâtes et compter ses amis.

Il est assis en terrasse, comme un touriste. Il prend son temps, il lit tout doucement Le Parisien. Aujourd'hui, Grégoire ne travaille pas. Il ne travaillera pas davantage demain. A vrai dire, il a arrêté ce genre d'âneries en 2005. Depuis, rien, pas une seule rechute, ou si petite.

"En cinq ans, affirme-t-il, j'ai bossé une semaine, au black, pour rendre service à un pote qui a sa propre boîte. Mais je n'ai plus envie, pour l'instant en tout cas. Je ne veux vraiment pas bosser."

A l'heure où il partait autrefois au boulot, Grégoire s'est donc trouvé une nouvelle activité : il s'installe au café en bas de chez lui et observe le monde du travail qui se met en branle. "Comme ça, je mesure ma chance", dit-il en rigolant. Il est 9 h 30, sa journée de non-travail commence.

Grégoire, informaticien de formation, n'est pas chômeur à proprement parler puisqu'il ne cherche pas le moindre job, et aurait même tendance à fuir les occasions qui se présentent. Ce n'est pas non plus un feignant complet puisqu'il se lève le matin, qu'il a des projets personnels (de type informatique) et qu'il lui arrive même d'en mener certains à terme. Grégoire n'est pas davantage un rentier de haut vol, il n'a rien sur son compte. Grégoire non-travaille, simplement. Il n'est pas le seul.

Tous ont travaillé et en sont revenus

En quelques jours, nous avons rencontré Mathieu, Vincent, Daniel, Nicolas, Amélie et Cécile, une fille formidable. Nous avons aussi parlé au téléphone avec François, Cédric et Luc. Tous ont entre 25 et 40 ans. Tous ont travaillé et en sont revenus. Aucun jure qu'il ne replongera plus jamais, mais tous ont choisi de se mettre en réserve du marché de l'emploi pendant quelques années. Ils affirment connaître plusieurs personnes qui ont fait le même choix.

Dans un roman qui vient de paraître, Libre, seul et assoupi, Romain Monnery dresse le portrait de cette génération qui rejette le monde du travail à force d'être rejeté et maltraité par lui. Il dit le bonheur de cette vie sans boulot, les lectures, la musique et la masturbation. Il en raconte aussi les travers, la vie sociale en danger, la vie amoureuse en péril et les Snickers aux heures de repas.

Il est midi. Après avoir lu, rangé et beaucoup glandé, Grégoire est aux fourneaux. Il fait de son mieux : aujourd'hui, du riz et un steak haché étiqueté Dia, le label d'Ed, enseigne discount de Carrefour.

"Maintenant, Charal, c'est un luxe pour moi, s'amuset-il. Sérieusement, je fais gaffe à tout. Le seul plaisir que je m'autorise, c'est le café en terrasse le matin. Mais j'optimise. Je prends aussi les sucres, le verre d'eau et je lis le journal. Hormis ça, je n'ai aucune dépense superflue."

Lorsqu'il travaillait, Grégoire gagnait un peu plus de 2 000 euros par mois. Au chômage, il a touché environ 1 200 euros pendant presque deux ans. Aujourd'hui, il bénéficie du RSA et d'une aide au logement de la CAF pour un total mensuel de 648 euros. Son loyer s'élevant à 410 euros, il vit à Paris avec 238 euros par mois. Mais il n'est jamais dans le rouge et ne doit d'argent à personne.

"La règle de base veut que l'on passe beaucoup de temps chez soi. C'est dehors que l'on dépense."

En tant que titulaire du RSA, il ne paie pas la taxe d'habitation et bénéficie d'une protection médicale et de l'accès gratuit aux transports et à de nombreux musées. Pour le reste, il se débrouille. Il est devenu un peu radin, de son propre aveu. Il note chacune de ses dépenses. Il a interrompu tous les prélèvements automatiques sur son compte et négocie toujours l'étalement des factures d'eau ou d'électricité. Il revend tout ce qui ne lui sert plus. Il a un téléphone portable, mais pas de forfait. Il achète des cartes prépayées quand il ne peut pas faire autrement. Il fait les vide-greniers. Il porte des vêtements d'occasion. Grégoire a surtout arrêté de fumer.

Chacun développe des techniques de quasi-survie

Dans cette situation, chacun improvise et développe ses propres techniques de quasi-survie. Quand elle sort avec des amies, Amélie, ancienne rédactrice dans la publicité, ne se paie pas à manger : elle boit des bières, qui coupent la faim. Daniel, journaliste à l'arrêt, fait des affaires avec de vieux disques achetés sur eBay qu'il revend ensuite dans des brocantes. Nicolas, commercial de formation, mange parfois à la cantine de son ancienne entreprise.

"Cette sortie de la société de consommation ne me pose aucun problème, reprend Grégoire. Au contraire, c'est une bonne façon de dénoncer cette frénésie d'achat. Quand je travaillais, je dépensais tout, j'achetais des vêtements, des bricoles, des choses dont je ne me sers absolument plus. J'ai fait le tri et n'ai gardé que l'absolument indispensable. Je n'ai qu'une obsession : pouvoir payer mon loyer.

Dans ma situation, cela devient une telle galère de trouver un appart qu'il faut être clean à ce niveau-là."

En guise de dessert, il y a de la fausse Danette. Grégoire mange assis sur un tabouret. Dans son studio du XIXe arrondissement de Paris, d'environ 20 mètres carrés, des livres, tous de poche, sont entassés, et un coin pour l'ordinateur a été aménagé. Bizarrement, aucun poster des Simpson au mur.

"Ouais, je sais bien que l'image du type qui ne bosse pas est celle d'un grand ado attardé, qui regarde des dessins animés toute la journée. Mais ce n'est pas ça. J'ai 38 ans. Pendant neuf ans, j'ai travaillé. J'étais consciencieux, professionnel. J'y ai même pris du plaisir au début. Je ne suis pas inadapté au travail mais, au fil des ans, j'ai senti monter l'ennui, la frustration. Les cadences se sont accélérées. J'ai décidé d'arrêter au terme d'un CDD. On m'en a proposé d'autres. J'ai refusé. J'avais très peur pour l'argent, mais la frustration, la souffrance liées au travail me semblaient trop grandes. Je ne pouvais plus me forcer. J'ai refusé le diktat du bonheur par le travail. Je pense qu'on peut être heureux et équilibré autrement."

Tous dressent le même diagnostic, parlent d'un monde du travail de plus en plus violent.

Comme Grégoire, Nicolas affirme que "tout ça n'a plus de sens. Les patrons sont devenus hyperfrileux, donc ils te mettent sur un projet, ils attendent beaucoup de choses de toi et en même temps ils ne te donnent pas les moyens financiers de réussir. Cela se traduit automatiquement par des frustrations".

Pour François, graphiste au repos, "le monde du travail s'est beaucoup durci ces cinq dernières années, on demande aux gens de tout faire très vite, peu importe la qualité. On se fiche que tu fasses de la merde".

"On renonce à un vecteur de socialisation"

Dans son livre Libre, seul et assoupi, Romain Monnery raconte comment un poste de rédacteur dans une boîte de prod s'est transformé en un quasi-job de femme de ménage...

La semaine dernière, Grégoire a achevé, pour le plaisir, un obscur boulot de "programmation informatique qui lui tenait à coeur" et avoue traverser "une période un peu plus glandeuse que d'habitude". Cet après-midi, il lit encore, il écoute de la musique. Si nous n'étions pas là, il ferait sans doute une sieste. Mais un pote va passer en fin d'après-midi : c'est presque un événement.

"En quittant le monde du travail, on renonce à un vecteur de socialisation, dit Grégoire. On sort moins, on voit moins de monde. Comme on n'a plus d'argent, on n'organise plus de repas à la maison, on ne va plus au restaurant, il n'y a pas de vacances entre potes. Il faut supporter cette solitude, sinon on est malheureux. Avec les filles, c'est compliqué aussi. Ma dernière copine a accepté la situation pendant quatre mois, puis elle s'est barrée. C'était pas un problème d'argent. Elle ne comprenait pas que je ne fasse rien. Elle pensait que je ne serais jamais capable du moindre enthousiasme amoureux si je ne manifestais aucun enthousiasme pour le boulot. Je la faisais flipper."

De fait, sur la dizaine de personnes que nous avons interrogées, seules deux sont engagées dans une relation durable et elles n'ont quitté le monde du travail qu'il y a un an.

Outre la pression financière, une vie hors du monde du travail génère des pressions sociales et psychologiques en tout genre. Le pote de Grégoire, informaticien lui aussi, vient d'arriver. Il s'y met déjà. "Quand est-ce que tu te reprends en main ? Franchement, tu ne devrais pas te laisser aller comme ça." Les amis et la famille s'inquiètent, à tour de rôle ils s'énervent, ils s'en foutent, ils enragent, ils cherchent à culpabiliser.

"Sarkozy a exalté la valeur travail comme jamais. J'ai vraiment senti un durcissement depuis trois ans. Si on ne contribue pas à l'effort, on est coupable de quelque chose.

On vole de l'argent. Même ma mère m'a dit cela un jour. On doit expliquer sans arrêt qu'on n'a pas de problème, qu'on a juste décidé, l'espace de quelques années, de ne pas se plier à la norme. A force, se justifier devient presque un travail en soit."

Il en sourit. Il est 18 heures, le pote est reparti. Une journée de non-travail s'achève.

Libre, seul et assoupi de Romain Monnery (Le Diable Vauvert), 308 pages, 18€

 
couche-tard et intelligent
POSTIER : serge   
25-11-2010

Il y a trois mois, Edgar nous apprenait,  qu'en vérité, le monde appartiendrait aux couche-tard , ou  que contrairement aux idées trop bien reçues, pas seulement aux matinaux, et donc, qu'en réalité, tout est plus nuancé...

De nouveau, les médias se font le relais d'une information relative au conséquence de l'heure du coucher. Selon une récente étude, le timing du sommeil reflète l’intelligence: les personnes avec des QI (quotients d’intelligence) plus élevés tendent à être plus actifs la nuit et à se coucher plus tard, tandis que ceux avec des QI plus bas tendent à se coucher plus tôt.

Le manque de sommeil peut entraîner l’obésité, l’hypertension et de manière générale réduire l’espérance de vie. La somnolence réduit quant à elle la performance mentale, et est à l’origine de nombreux accident de la route par exemple. Mais les horaires du sommeil font partie des sujets qui font débat depuis quelques années, plus particulièrement la corrélation entre le moment du sommeil (plutôt le matin ou plutôt le soir) et l’intelligence, écrit le scientifique Robert Alison dans un article du Winnipeg Free Press qui fait un tour d’horizon des nombreuses publications scientifiques dédiées au sujet.

Satoshi Kanazawa et ses collègues de la London School of Economics (LSE) ont mis à jour des différences significatives dans les préférences de timing du sommeil entre les individus en fonction de leur QI. Selon Kanazawa, les humains ancestraux étaient diurnes, et l’évolution vers des activités plus nocturnes est une «nouvelle préférence de l’évolution» qui se retrouve chez les individus plus intelligents et dénote un «niveau de complexité cognitive plus élevé».

Cette étude vient plutôt à l’encontre de l’idée reçue selon laquelle «le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt», et plusieurs études qui cherchaient à la prouver: En 2008, Marina Giampietro et son équipe avaient trouvé que les personnes «du soir» ont tendance à être moins fiables, moins stables émotionnellement, et plus enclins à souffrir de dépression, d’addictions ou de troubles du comportement alimentaire. Des chercheurs de l'Université de Columbia ont également trouvé que se coucher tard et dormir peu rend les adolescents plus susceptibles de basculer dans la dépression et même de faire des tentatives de suicides.

Le site du Christian Science Monitor propose un quizz pour savoir à quelle catégorie, des oiseaux de nuits ou des alouettes du matin, vous appartenez. Pour rassurer ceux qui se sentent coupables de faire la grasse matinée, le site Wired avait quant à lui déjà listé en 2008 trois avantages de dormir tard: nous avons en général besoin de plus de sommeil que ce que nous pensons, les personnes qui sont «du soir» sont plus créatives (citant encore une étude de Marina Gampietro) et se réveiller trop tôt est plus stressant (l’hormone du stress, le cortisol, est en plus grande quantité dans le corps à 7 heures du matin).

 ==> Le test (en anglais)

 

 
droit dans le mur
POSTIER : serge   
22-11-2010
 
 
 

En ces temps d’Hadopi et d’ACTA (le traité international sur le copyright), l’artiste allemand Aram Bartholl a une arme pour échapper à la cyberpolice des fichiers : “Deads Drops“.

Il s’agit de placer des données numériques sur une clef USB dissimulée et cimentée dans un mur. Des films, de la musique, des musiques de films, ce que vous voulez… Le peer-to-peer du réseau se retrouve matérialisé (comme si vous pokiez  quelqu’un dans la vraie vie!). Vous échangez des fichiers avec des inconnus.

Une tactique anonyme et hors ligne qui permet de faire fonctionner le pair à pair dans la vie réelle. Par le bouche à oreille ou des sites planqués, on peut connaître la localisation des clefs plantées ça et là, connecter son ordinateur portable, puis transférer des informations, librement, sans contrôle d’une autorité quelconque.

Le projet compte déjà quelques incarnations à New York. Il y a 5 “Dead Drops” pour l’instant, entre Manathan et Brooklyn, mais bientôt ces clefs du partage traverseront l’atlantique ! L’artiste va diffuser une documentation complète, un petit film, des cartes interactives et un manuel pour faire son propre « dead drop » !

>>> Le projet “Dead Drops

 

 

 
face B(ook)
POSTIER : edgar   
16-11-2010

 A vingt ans, Joshua Simon Ashby va prochainement passer quatre mois en prison. Ce jeune abruti néo-zélandais a été condamné à cette peine par la justice pour avoir posté "saoul et dans un accès de rage irresponsable" une photo de son ex-petite-amie... nue, sur Facebook. Ce qui en fait un cas juridique sans précédent !
La jeune femme, qui désire rester anonyme, et Joshua, se voyaient depuis presque cinq mois avant que "l'incident" n'ait lieu.
Pour des raisons encore inconnues, en juillet dernier, Joshua a piraté le compte de la jeune femme, posté une photo d'elle nue devant son miroir et changé ses paramètres de confidentialité, rendant ainsi le cliché accessible aux quelques 500 millions d'utilisateurs du site. Il a ensuite modifié le mot de passe de son ex pour qu'elle ne puisse plus accéder à son compte. La juge l'a donc informé que "la technologie ne peut pas être utilisée de cette façon". Mais ce n'est pas tout...
Joshua risque également des peines supplémentaires pour "menaces de mort, dommages volontaires, vol et agression". "Je vais te tuer", disait le SMS qu'il a envoyé à son ex, entre autres. Un message qui laisse peu de place à l'interprétation, et à l'humour. Il lui a aussi volé deux robes qu'il a détruites, l'a frappée, et a cassé son téléphone portable...

 
begaudeau vs finkielkraut
POSTIER : edgar   
11-11-2010

En 2007 :

 
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