A 78 ans, Jean-Pierre Marielle revient sur sa vie, et sa carrière dans un livre façon puzzle, plein d'humour, et de souvenirs cocasses ou émus.
Marielle a toujours fait le mariole. C'est lui qui l'écrit : « J'entends encore la voix de mes enseignants, du lycée au Conservatoire : ''Marielle, arrêtez de faire n'importe quoi !'' Ne m'ayant jamais donné de bonnes raisons de leur obéir, j'ai continué. » A aimer la vie comme un fou et à rire. A rire, et à coincer la bulle. Sa devise ? « Ne jamais faire d'effort, ou le moins possible, ne m'a pas empêché d'arriver là où je suis (où ? Je n'en sais rien, mais j'y suis bien).»
Jean-Pierre Marielle est né an 1932 à Dijon. Au théâtre, il a joué Feydeau, Audiberti, Pinter, Stoppard, Ionesco, Anouilh, Pirandello, Claudel ou Guitry. Au cinéma ou à la télévision, il joué dans plus de cent films, avec notamment Bertrand Blier, Dino Risi, Alain Corneau, Chantal Akerman, Claude Miller, Patrice Leconte, Philippe de Broca…).
Chez cet acteur attachant, un des plus justement populaires qui soient avec ses vieux copains Jean Rochefort et Philippe Noiret (l'hilarant trio des « Grands ducs »), l'amour de la déconnade est indissolublement lié à la passion du théâtre, et au culte de l'amitié. Aujourd'hui, à 78 ans, Jean-Pierre Marielle se retourne sur sa vie dans un délicieux petit livre en forme d'abécédaire.
Entre humour dévastateur et émotion teintée de mélancolie, il y chante donc l'amitié. Et d'abord celle, indéfectible, qui le lie à Jean-Paul Belmondo, avec qui, dès le Conservatoire, il n'a jamais arrêté de faire le con (« Nous n'étions peut-être pas très malins, mais une formule malicieuse d'Alexandre Vialatte nous ressemblait : ''La gravité est le plaisir des sots''.»)
Il y dit aussi son amour absolu du théâtre, et toute l'admiration qu'il porte encore ceux qui furent ses maîtres, à commencer par Michel Bouquet. Il y parle aussi du jazz, la grande passion de sa vie.
— EXTRAITS —
ARROSÉES (SOIRÉES)
Sur le tournage de « Coup de torchon »de Tavernier, avec Eddy Mitchell, nous nous en collâmes une assez sévère, jusqu'à casser toutes les ampoules du restaurant. Pourquoi les ampoules? Je n'en ai pas la moindre idée. Isabelle Huppert eut la gentillesse de me reconduire à ma chambre, que je chercherais encore sans son assistance, et de me mettre au lit, quand j'aurais sans doute dormi dans un marigot hébergeant des crocodiles.
BECKETT (SAMUEL)
Tout jeune, je l'ai suivi longuement dans les rues de Saint-Germain, il sortait des Éditions de Minuit, rue du Dragon. Il fumait incessamment sans jamais sembler s'arrêter pour allumer une cigarette, une fumée bleue l'accompagnait, telle une divinité grecque. Ma filature timide a duré une heure ou deux, avant que j'abandonne, épuisé. C'est qu'il marchait vite. Je n'ai pas osé lui parler. Qu'est-ce que j'aurais bien pu lui dire? Que peut-on bien dire à Samuel Beckett? « Bravo et merci pour tout? Je peux avoir un autographe? Continuez comme ça, vous nous faites rêver ?» J'ai choisi de le saluer en lui foutant la paix.
CALET (HENRI)
Il eut une drôle de vie : parents faux-monnayeurs à l'occasion, père anarchiste, Henri Calet sera brièvement un employé modèle de la Société Électro-Câble, avant de fuir avec la caisse pour Montevideo, où il changera de nom, pour revenir six mois plus tard à Berlin avant de vivre dans la clandestinité à Paris, puis de fuir à nouveau cette fois au Portugal avant un retour en France... Fait prisonnier en 1940, il s'évade. À la Libération, Camus le fera écrire pour le journal « Combat », où il tiendra de merveilleuses chroniques, funambules, ironiques et douces. Publiant sans cesse, il a été longtemps ignoré, avant d'être redécouvert sur le tard, bien après sa disparition. Né Américain, il aurait eu la notoriété d'un Raymond Carver. Deux jours avant sa mort, il notait :
« C'est sur la peau de mon coeur que l'on trouverait des rides. Je suis déjà un peu parti, absent. Faites comme si je n'étais pas là. Ma voix ne porte plus très loin. Mourir sans savoir ce qu'est la mort, ni la vie. Il faut se quitter déjà? Ne me secouez pas. Je suis plein de larmes.»
Son écriture me bouleverse, son attention à l'humanité, qu'elle le déçoive ou l'encourage, la limpidité de ses phrases, sa modestie désespérée, son attention aux autres, son honnêteté viscérale me touchent, sa poésie va au fond du coeur. Vous n'imaginez pas l'état dans lequel me transportent ses livres. Si celui-ci doit servir une cause, que ce soit celle de son oeuvre. Il est de mon devoir de partager cette passion. Vous me remercierez plus tard.
CARMET (JEAN)
Le tournage de « Bouvard et Pécuchet », dirigé par Jean- Daniel [Pollet, ndlr], notre bon génie, dura dix semaines, du côté de Château-du-Loir, dans un curieux gîte, entre ferme et manoir. Nous nous amusions tellement que nous ne rentrions pas chez nous les jours de relâche. On jouait au croquet, très lentement: des bouteilles étaient planquées partout dans le jardin. C'est sans doute un de mes meilleurs souvenirs: le texte était sublime, la cantine excellente et les bouchons claquaient. (...) Je fis le chemin du retour avec Verhaeghe, silencieusement, avant que je ne lui dise : « C'est dommage qu'on l'ait fait, on ne pourra plus le refaire.»
CASH (JOHNNY)
Il aurait pu être bourguignon, mais il était américain. Son lyrisme tourmenté, son énergie mise au service de l'art, le désarroi qui sourd de sa musique, sa voix terrienne, souterraine sur la fin, sa force de travail (son dernier souffle sera pour son ultime disque), m'évoquent certains de mes voisins. Cet homme, cabossé par les épreuves, n'imitait personne, et c'est bien le moins que l'on soit en droit d'attendre d'un artiste. Derrière la puissance, on sent toujours une vulnérabilité, à peine maquillée. Les fragiles m'émeuvent.
CHIENNE
Si je jouais au théâtre, elle restait dans ma loge et descendait dès qu'elle entendait les applaudissements. Quand je devais voyager, je la laissais à des parents. Au retour d'une absence prolongée, elle perdit connaissance à ma vue. Elle était timide, discrète. Quand elle faisait ses besoins, je devais détourner le regard, faute de quoi elle s'y refusait... Puis elle est tombée malade et il fallut la piquer. Le vétérinaire est venu jusqu'à ma voiture, sans blouse, pour ne pas l'alerter. (...) Elle est enterrée dans mon jardin, sous un rosier. J'attendrai mes très vieux jours pour leur associer un chien, que je choisirai très gros et décourageant.
CORNEAU (ALAIN)
« Tous les matins du monde »m'a offert l'un de mes souvenirs les plus chers. Je ne pensais pas être l'homme de la situation, c'est lui qui m'a convaincu que la gravité de Sainte-Colombe me siérait, insistant sur la place centrale de la musique. On se croisait de temps à autre à des concerts de jazz, et je ne peux qu'accorder ma confiance à un cinéaste qui va écouter Ornette Coleman au lieu d'écumer les dîners mondains.
CRAPULE
À l'époque où Jean-Paul [Belmondo, ndlr] vivait avec Ursula Andress, un employé d'un torchon où s'impriment les ragots, avant de servir à nettoyer les vitres, me contacta. En échange d'informations de première main sur cette liaison, il m'offrait une voiture de luxe. Il ne m'a pas fallu longtemps pour lui signaler où il pouvait la garer.
DELPHINE (SEYRIG)
Tout le monde vouvoyait Delphine, même Sami Frey, avec qui elle vivra un amour magnifique. (...) Son appartement était réputé pour être la meilleure boîte de nuit de Paris. Des buffets somptueux étaient dressés, nous dansions jusqu'au matin. Quand je revois Sami, nous sommes au bord des larmes, il incarne pour moi une époque très heureuse. Faisant partie de la suite de Delphine, je l'ai accompagnée à une petite sauterie chez Duras, rue Saint- Benoît, où l'atmosphère était pesante. La moindre plaisanterie se devait d'être évaluée et pensée avec soin. On déconnait avec des patins, pour ainsi dire.
ECHENOZ (JEAN)
J'entre dans ses livres comme chez moi : le mobilier, la musique, les personnages, la teinte mélancolique de l'air me sont familiers. Certains textes vous offrent une maison de papier et d'encre, et les siens sont mon salon. J'en sors comme de mon bain, avec réticence. (...) Je ne le connais pas, mais il me semble proche. Il y a quelques années, nous nous sommes promis, par lettres, de partager une pizza. J'espère que nous saurons tenir cette promesse.
FLORE (CAFÉ DE)
Nous nous installions en terrasse, en espérant que l'intelligence de ses clients célèbres soit contagieuse et nous profite mais, à l'époque du Conservatoire, nous étions trop fauchés pour y boire plus qu'un café (et encore, les bons jours), préférant le Bonaparte, alors un bistrot ordinaire. Ce n'est que bien plus tard que le Floreest devenu pour moi une sorte de maison de campagne en pleine ville.
GUINGUETTE
En vacances chez des amis, dans les années soixante, inspiré par l'époque libérée je sors nu dans le jardin. Je croise la cuisinière, une dame d'un âge respectable, et me trouve tout de même bien gêné. Avant que je puisse m'excuser, elle a cette formule remarquable : « Vous en faites pas, monsieur Marielle, il y a bien longtemps que la guinguette a fermé ses volets !»
HOLIDAY (BILLIE) Ma Reine. Elle incarne, en deux notes et un souffle, tout ce qui me touche dans l'art: la nudité de l'émotion, qu'aucune afféterie n'habille pour la rendre présentable. Il serait obscène d'en dire plus.
IONESCO (EUGÈNE)
Je jouais une de ses pièces, « Victime du devoir », au Théâtre de la Huchette, en 1956. Il se pochtronnait quotidiennement au bistrot d'en face et m'avait mandaté pour faire le guet et l'avertir de filer avant que sa femme ne le surprenne. Au début, c'était tout de même gratifiant d'être espion au service de Ionesco mais être planté à la porte d'un troquet sans pouvoir y entrer est devenu très vite franchement emmerdant.
JAZZ
J'ai eu la chance que ma jeunesse coïncide avec une explosion de talents trouvant alors à Paris des oreilles attentives, dont les miennes, qui n'en reviennent toujours pas d'avoir été témoins de cette époque. J'aimais autant les grands orchestres de Benny Goodman ou Woody Herman que celui de Duke Ellington, des pianistes comme Thelonious Monk ou des jazzmen blancs, qui n'avaient pas forcément bonne presse à l'époque - Stan Getz, Gerry Mulligan. (...) Sur le tournage de « Quelques jours avec moi », on s'engueulait assez violemment avec Claude Sautet, y compris entre deux prises: il se mettait dans de terribles colères et soutenait qu'il n'existe pas de grand ténor blanc. Je lui démontrais que Stan Getz était un génie, il se calmait, tombait d'accord avec moi, mais on remettait ça le lendemain.
JOUVET (LOUIS)
Il donnait une conférence à la Sorbonne et sortait régulièrement de son veston un paquet de Camel pour en fumer une, ce qui paraîtrait aujourd'hui le comble de l'extravagance. À chaque phrase, de la fumée s'échappait de sa bouche, offrant un spectacle singulier. La première chose que j'ai faite en sortant a été d'acheter un paquet de Camel.
MER (DES CARAÏBES)
Jean-Paul Belmondo a une maison sur l'île d'Antigua, où je le retrouvais souvent. Un jour de 1976, je nage et vois, de loin, une dame avec un bonnet de bain un peu désuet, des lunettes de soleil, une robe de plage bleue: elle enlève sa robe, se baigne. Lorsque j'arrive à sa hauteur, nous bavardons. Elle parlait un français impeccable. Au bout de quelques minutes, elle s'éloigne pour monter dans un yacht, en me faisant de grands signes d'adieu. «Tu sais à qui tu viens de parler ?, me demande Belmondo. Garbo ! »
MOYENNE
J'aime la moyenne : enfant, j'étais un élève moyen, puis un adolescent moyennement studieux, du Conservatoire je suis sorti avec un deuxième prix moyen, ma carrière a longtemps été moyenne. Mais de taille je suis grand, assez. Et c'est tout, mais a failli être trop : ça aurait pu me coûter un de mes premiers rôles au cinéma, « le Grand Bluff », de Patrice Dailly, en 1957, dont la vedette était Eddie Constantine. On m'avait prévenu qu'il n'aimait pas les partenaires plus grands que lui. Lors de l'audition, j'ai plié les jambes dans mon imperméable. « Yeah, it's OK ! », a-t- il fait. Au tournage, je ne pouvais plus tricher. Dans le film, on voit donc Eddie sautiller ostensiblement, pour être à ma hauteur si j'ose dire. J'ai tourné sous la direction de Chantal Akerman, de Noémie Lvovsky, de Jean-Daniel Pollet, Alain Corneau, Claude Miller, Bertrand Tavernier, mais aussi de cinéastes plus oubliables : je me tiens quelque part, dans un lieu flou, entre ces territoires. De même, entre le théâtre que j'appelle de digestion, purement commercial, et l'avant-garde, il y a de la place, la mienne.
NAVET(S)
Il m'est arrivé de me laisser un peu aller et de tourner des idioties, souvent des rôles de sauteurs de canapé, de dragueurs de troisième division. Curieusement, quand il s'agissait de théâtre et de télévision, j'ai fait preuve de plus de discernement, je crois. (On trouverait bien quelques exceptions.) Mais ce n'est pas si grave : lorsqu'on tourne un navet, on pense à la viande que l'on pourra acheter avec le cachet. Et ça passe bien, je n'ai pas l'estomac délicat.
OPTIMISME
Je hais les optimistes et la religion du positivisme qui compte tant d'adeptes. J'aime les désespérés, les hommes perdus, les orphelins. Les gens qui vont bien, le proclament fièrement sans cesse, me désolent. Je ne peux leur accorder ma confiance : ils ont trop à perdre pour être fidèles et honnêtes.
PARADIS
Je l'ai vu à Venise et à Florence. Il y en a donc deux, ce qui constitue une excellente nouvelle, je trouve.
POÉSIE
Pensionnaire, c'était mon échappée vers un univers plus accueillant. J'en lisais beaucoup. Rimbaud, Baudelaire, Cendrars, Apollinaire étaient mes amis et le sont restés. Je la lis à haute voix, pour sentir la résonance des mots, pour qu'ils m'enveloppent. L'attraction qu'elle exerce sur moi est singulière. Si je me plonge dans un roman, les poèmes, eux, m'absorbent. Comme peut le faire une suite de Bach, ils me font sortir du monde. Je peux me perdre des heures entières dans une strophe de Baudelaire, y nager inlassablement. Si nous sommes tous nostalgiques du ventre maternel, eh bien, j'ai retrouvé ce confort originel dans les poèmes.
QUOTIDIEN
Le mien dépend de mes engagements, je suis leur pâte à modeler. Si je n'en ai pas, me voilà nonchalant, couche-tôt, couche-tard, je suis tout cela à la fois et rien de tout ça. Je laisse aller. Une journée idéale n'a pas de caractéristiques précises. C'est un cadeau qui ne tient à presque rien : traîner à Saint-Germain, croiser Sempé, aller boire un coup avec lui au Flore, puis acheter un livre, ou ne pas bouger de chez moi, regarder les arbres du jardin, voir la femme que j'aime lire, se lever, traverser la pièce, revenir, se rasseoir. Rien de particulièrement événementiel.
ROCHEFORT (JEAN) Élève à l'école dramatique de la rue Blanche, je jouais Néron. À la fin de la représentation, un sergent de l'armée de l'air me félicite. Je m'en étonne un peu. Il m'apprend qu'il est au Conservatoire, effectuant son service militaire. C'était Jean Rochefort. Quelques mois plus tard, je campais dans le jardin de sa maison bretonne. Effrayé par le paysage, un décor de film fantastique, où semblaient se tapir partout des créatures monstrueuses ou des tueurs aux méthodes raffinées, je planquais un poignard sous mon oreiller, ce qui me permettait de dormir quelques heures. Assurément les vacances les moins reposantes de mon existence.
SIFFLER
On le sait peu, mais je siffle très bien. Si je n'avais pas été comédien, j'aurais probablement fait clochard siffleur.
SOIRÉE (LITTÉRAIRE)
J'en passerais volontiers une avec Flaubert, Hemingway et Tchekhov. Je pense, sans faire preuve d'immodestie, qu'on aurait des choses à se raconter.
SILENCE
Je croise parfois Patrick Modiano, que je connais depuis une quinzaine d'années, et nous sommes toujours très heureux de nous voir. Nous marchons alors en silence, essayant de parler sans y parvenir autrement qu'avec des esquisses de phrases, et l'on se comprend très bien ainsi. Un jour, nous fîmes trois fois de suite le même parcours, d'environ deux cents mètres, dans un sens, puis dans l'autre, ne voulant pas se quitter, à échanger des onomatopées. Nous nous séparâmes enchantés.
TÊTE
Certains trouvent que j'ai une tête d'acteur. Moi pas. J'ai une tête de rien. Au fond, c'est peut-être le mieux pour être comédien, avoir une tête de rien pour tout jouer.
VIE (APRÈS LA MORT)
Rien.
WHISKY
Chez Castel, jeunes comédiens, nous en buvions, d'abord pour se donner un genre américain, ensuite par fidélité aux traditions et enfin par goût. Le patron mettait notre nom sur les bouteilles, si d'aventure elles survivaient à la nuit. Il y en a encore une qui m'attend, preuve que nous étions raisonnables, somme toute.
YÉ-YÉ
Cette mode m'indifférait tellement qu'un jour, chez Nicole Garcia, je pris France Gall, occupée à éplucher des pommes de terre, pour l'employée de maison.
En ces temps d’Hadopi et d’ACTA (le traité international sur le copyright), l’artiste allemand Aram Bartholl a une arme pour échapper à la cyberpolice des fichiers : “Deads Drops“.
Il s’agit de placer des données numériques sur une clef USB dissimulée et cimentée dans un mur. Des films, de la musique, des musiques de films, ce que vous voulez… Le peer-to-peer du réseau se retrouve matérialisé (comme si vous pokiez quelqu’un dans la vraie vie!). Vous échangez des fichiers avec des inconnus.
Une tactique anonyme et hors ligne qui permet de faire fonctionner le pair à pair dans la vie réelle. Par le bouche à oreille ou des sites planqués, on peut connaître la localisation des clefs plantées ça et là, connecter son ordinateur portable, puis transférer des informations, librement, sans contrôle d’une autorité quelconque.
Le projet compte déjà quelques incarnations à New York. Il y a 5 “Dead Drops” pour l’instant, entre Manathan et Brooklyn, mais bientôt ces clefs du partage traverseront l’atlantique ! L’artiste va diffuser une documentation complète, un petit film, des cartes interactives et un manuel pour faire son propre « dead drop » !
A vingt ans, Joshua Simon Ashby va prochainement passer quatre mois en prison. Ce jeune abruti néo-zélandais a été condamné à cette peine par la justice pour avoir posté "saoul et dans un accès de rage irresponsable" une photo de son ex-petite-amie... nue, sur Facebook. Ce qui en fait un cas juridique sans précédent ! La jeune femme, qui désire rester anonyme, et Joshua, se voyaient depuis presque cinq mois avant que "l'incident" n'ait lieu. Pour des raisons encore inconnues, en juillet dernier, Joshua a piraté le compte de la jeune femme, posté une photo d'elle nue devant son miroir et changé ses paramètres de confidentialité, rendant ainsi le cliché accessible aux quelques 500 millions d'utilisateurs du site. Il a ensuite modifié le mot de passe de son ex pour qu'elle ne puisse plus accéder à son compte. La juge l'a donc informé que "la technologie ne peut pas être utilisée de cette façon". Mais ce n'est pas tout... Joshua risque également des peines supplémentaires pour "menaces de mort, dommages volontaires, vol et agression". "Je vais te tuer", disait le SMS qu'il a envoyé à son ex, entre autres. Un message qui laisse peu de place à l'interprétation, et à l'humour. Il lui a aussi volé deux robes qu'il a détruites, l'a frappée, et a cassé son téléphone portable...
Le site monfacteurenligne.com vous permet très simplement et sans abonnement d’envoyer des courriers, lettres recommandées ou fax depuis n’importe quel ordinateur, en 5 minutes chrono.
A peine nés, et ils ont déjà une identité numérique. D'après une étude internationale, 81 % des enfants de moins de 2 ans sont déjà présents en ligne, que ce soit par le biais de photos ou de profils sur les réseaux sociaux. Ce taux monte à 93 % pour les bébés américains, contre 73 % en Europe occidentale, dont 74 % en France. Des informations qu'ils auront bien du mal à faire disparaître une fois grands. L'étude, réalisée par l'éditeur d'antivirus AVG sur 2 200 familles nord-américaines, européennes, japonaises, australiennes et néo-zélandaises, montre également qu'un bébé sur quatre a une présence sur Internet avant même sa naissance, les parents n'hésitant par à mettre en ligne des images des échographies. Une pratique partagée par un tiers des parents américains et 37 % des parents canadiens. L'échographie sur Facebook rencontre beaucoup moins de succès en Europe (15 %) et au Japon (14 %) Certains nouveau-nés disposent déjà d'une adresse e-mail (12 % en Espagne, 7 % en France), ou de leur propre profil Facebook (5 % au niveau international). Qu'est-ce qui pousse les parents à mettre des photos de leur enfant sur Internet, alors que ces informations pourront ressurgir dans le futur ? Pour 70 % d'entre eux, il s'agit d'un moyen facile et efficace de partager des photos ou des vidéos de leur bambin avec leur famille et leurs amis. 18 % des mères américaines reconnaissent le faire uniquement parce que d'autres amies l'ont fait. Seuls 3,5 % des parents s'inquiètent des conséquences futures d'un tel acte. L'éditeur AVG recommande aux parents de bien réfléchir à ce qu'ils vont mettre en ligne, puisque ces informations "les poursuivront le reste de leur vie". Il rappelle également qu'il ne faut que quelques minutes pour trouver sur Facebook des photos de bébés accessibles à tous, les parents n'ayant pas protégé l'accès à l'album.
Les rares auditeurs de la mythique postradio se souviennent peut-être de ce morceau, marquant (et peuvent d'ailleurs le retrouver dans les archives de postradio version otto karl) :
Le groupe (duo) Sexy Sushi, dit electroclash.
En concert ?
Les concerts de Sexy Sushi sont un défouloir très intenses. Sexy Sushi est un duo musical complètement barjo — et qui n'est pas le seul de sa génération. Dans son nouvel album, Cyril, (le premier grand public, et esthétiquement plus calibré) un titre dézingue Jean-Pierre Pernault (Meurs Meurs Jean Pierre Pernault), entre autres titres, dans le sigle : marin.
Rebeka Warrior et Mitch Silver. Le duo électro-punk nantais Sexy Sushi maltraite le bon goût à coups de pochettes kitsch et de textes déjantés et grossiers. Loin des Bénabar, Olivia Ruiz et consorts, les deux larrons apportent quelque vent de fraîcheur punk et salutaire à la chanson française. Derrière ces pseudos de guérilla se cachent deux trentenaires déjantés avec un passif. Julia Lanoë est aussi la chanteuse de Mansfield.TYA, duo folk-rock sombre et estimé (également diffusé sur postradio, en particulier leur reprise touchante de « les rebelles », Bérurier Noir) ; David Grellier, lui, a créé le collectif électronique nantais Valérie et mène le projet College. Et si on tenait là les prochains candidats français à l'Eurovision ? « Sur scène, ils déclenchent la même hystérie bon enfant que le groupe phare de la scène punk française des années 1980, raconte Kevin Douvillez, programmateur des Francofolies de La Rochelle. Le duo est représentatif de cette jeunesse excessive, jusqu'au-boutiste, sans pudeur ni tabou. » Déguisement de bourreau, poitrine à l'air, perruque ridicule : les prestations de Sexy Sushi sont un exutoire en forme de chaos ludique.
L’organisation "International Center for 9/11 Studies" vient de mettre en ligne sur sa chaîne YouTube 14 vidéos inédites (ou parfois déjà connues mais de bien meilleure qualité) des attentats du 11 septembre 2001. Elles concernent essentiellement New York et les trois tours du World Trade Center effondrées ce jour là. Hicham Hamza les signale sur le site Oumma.
Ces 14 vidéos ne sont qu’une mise en bouche, puisque l’association dispose de plusieurs centaines d’heures de vidéos et de plus de 10.000 photographies utilisées par le National Institute of Standards and Technology (NIST) pour son enquête sur l’effondrement des Twin Towers et de la tour n°7 du WTC.
La divulgation de ces données s’est faite en vertu de la loi sur la liberté d’information (Freedom of Information Act), et résulte d’une action judiciaire intentée par l’association contre le NIST, qui était jusqu’ici la seule détentrice de ces archives audiovisuelles.
A ce jour, l’association de chercheurs sur le 11-Septembre a reçu plus de 3 téraoctets de données, et le NIST a indiqué que de nouveaux documents seraient encore délivrés prochainement. Les vidéos arrivent au grand public au compte-gouttes. Les premières ont été postées sur YouTube dimanche dernier, le 29 août.
De très nombreuses autres images seront bientôt rendues publiques. Devant l’immensité du travail à accomplir, le Centre a lancé un appel aux chercheurs, experts et journalistes du monde entier pour analyser, contextualiser, et débattre de ces découvertes au travers d’un site collaboratif. Dans l’espoir de dénicher des éléments prouvant une démolition contrôlée ?
Microsoft a emboîté le pas à son rival historique Apple dans la critique du logiciel Flash d'Adobe Systems, largement utilisé sur internet pour lire des vidéos et autres applications multimédias. Le directeur général d'Apple, Steve Jobs, a abondamment critiqué Flash dans une lettre ouverte publiée jeudi sur le site internet du groupe et dans laquelle il justifie son refus d'intégrer cette technologie sur ses terminaux iPhone et iPad. Microsoft a à son tour émis des récriminations contre Flash, estimant que si son omniprésence facilitait l'accès à la vidéo sur internet pour les consommateurs, cette technologie n'était pas exempte de défauts. "Flash a certains problèmes, notamment en ce qui concerne la fiabilité, la sécurité et la performance", a déclaré Dean Hachamovitch, directeur général de la division Internet Explorer chez Microsoft, jeudi soir. Il a expliqué que Microsoft soutenait les mêmes protocoles qu'Apple pour afficher des contenus multimédia sur internet, en ayant recours notamment à l'HTML5. Mais Microsoft s'est montré plus conciliant qu'Apple à l'égard d'Adobe, expliquant travailler étroitement avec les ingénieurs de Flash pour corriger les défauts de la technologie. Steve Jobs, de son côté, a déclaré dans sa lettre ouverte qu'il était temps que le secteur des nouvelles technologies aille au-delà de Flash. "Flash est une activité lucrative pour Adobe et nous pouvons comprendre pourquoi ils veulent étendre son utilisation au-delà des PC", écrit-il. "Mais l'ère du mobile est celle des appareils à basse consommation d'énergie, aux interfaces tactiles et aux standards ouverts - tous les domaines dans lesquels Flash est déficient." Adobe a rejeté ces critiques et contre-attaqué en déclarant qu'Apple essayait simplement de promouvoir ses propres produits. "La décision d'Apple de bloquer Flash et d'autres technologies est destinée à protéger un modèle économique qui enferme les développeurs et les consommateurs dans le giron d'un seul propriétaire", a déclaré une porte-parole d'Adobe, Holly Campbell. Quelque 75% des vidéos publiées sur internet sont basées sur Flash. Les sites basés sur Flash, comme Hulu, ne peuvent pas fonctionner avec un iPhone ou un iPad, selon Adobe. Mais des sites comme YouTube ont développé des versions spécifiques pour contourner ce problème.
Après une première vie plutôt brève mais éblouissante, inoubliable, culte, postradio ouvre une grande partie de ses archives, par l'intermédiaire de son principal artisan, le philosophe postmoderne otto karl, qu'on ne présente plus, qui vient de publier en accès libre ses propres flux, réalisés de 2007 à 2008 pour le compte de cette radio d'avant-garde de génie, et notre plus grand bonheur, inespéré.
Ici, la (otto) bande-annonce, datant donc de juillet 2007.
Et ici, donc, l'ottomusée postradio (en attendant la reprise d'antenne ? on le souhaite vivement !) :
Warner Bros, la société de distribution et de production cinématographique et télévisée, a décidé de lancer des offres de stage afin de recruter des individus chargés de traquer les pirates informatiques. Au Royaume-Uni, elle recrute dans les universités des étudiants près à effectuer un stage dans leur société dont l'objectif principal est la traque au piratage. Ainsi, 20minutes nous informe qu'une annonce est d'ores et déjà présente sur le site de l'université de Manchester, cette dernière expliquant rechercher un individu "familier des nouvelles technologies et d'Internet, idéalement des protocoles peer-to-peer, IRC, FTP, des forums et des newsgroups. Maîtrise du Java, JSP, PHP, Perl ou Python bienvenue". Si un étudiant est intéressé, le stage devra débuter avant juillet et sera rémunéré pour une année à haute de 20.000 euros. Sous-entendu, il se dit que Warner Bros recherchait également un individu disposant d'une certaine expérience dans le domaine du téléchargement illégal, afin de recruter quelqu'un connaissant bien le système et étant donc capable de le combattre. A noter que le Royaume-Uni est en train en ce moment-même de réfléchir à une loi similaire à Hadopi en France.
Ce jeudi matin, l'un des avocats du docteur Stéphane Delajoux - le chirurgien français de Johnny Hallyday - a décidé de communiquer sur la situation de son client.
Le docteur Delajoux fait l'objet de nombreuses menaces, explique maître David Koubbi, sur RTL. Des plaintes ont été déposées.
Déjà, il y a quelques jours, on apprenait que le docteur Delajoux poursuivait en justice Michel Cymès de France 5, pour injure et diffamation.
Sur Le Post, Me Koubbi, dit que dans le cadre des menaces dont fait l'objet Stéphane Delajoux, 10 plaintes ont été déposées et qu'une trentaine d'autres vont bientôt l'être.
En décembre dernier, deux hommes cagoulés avaient agressé le docteur Delajoux, devant chez lui. Il avait reçu des coups au visage et avait ensuite été placé sous protection policière pendant quelques temps.
Cette agression avait eu lieu quelques jours après l'hospitalisation de Johnny Hallyday le 9 décembre à Los Angeles. Une hospitalisation liée, selon le manager de la star, à des complications survenues après une opération pour une hernie discale, réalisée le 26 novembre à Paris par le docteur Delajoux.
De quelle type de menaces le docteur Delajoux est-il la cible? "Ce sont des menaces très appuyées. A priori, on peut parler de menaces de mort. Je vous donne quelques exemples: 'Surveille tes arrières', 'Tu vas le payer très cher', 'Tu seras face à des milliers de fans qui veulent ta peau et j'en fais partie', 'Bravo aux deux mecs qui t'ont passé à tabac, ce n'est qu'un début'. Je pense qu'à ce stade là, on peut parler de menaces de mort."
D'où proviennent ces menaces? "Elles viennent toutes du Net. Elles ont été publiées sur des forums, sur des blogs ou encore sur Facebook. On en trouve également dans les réactions sous des articles évoquant le docteur Delajoux."
Avez-vous porté plainte? "Une dizaine de procédures judiciaires ont déjà été lancées. Il en reste encore une trentaine à introduire. Ce sont des plaintes pénales. Le dépot d'une plainte de ce type entraîne l'ouverture d'une enquête, qui permet de retrouver l'adresse IP de la personne qui a publié les propos."
Dans quel état se trouve le docteur Delajoux en ce moment? "Il est littéralement éreinté par la situation. Cela fait deux mois et demi que monsieur Delajoux vit un enfer. Son nom est associé à tout et n'importe quoi. Après s'être fait agressé physiquement, il se fait lyncher médiatiquement. Il y a quinze ans, les propos aurait été publié sur le papier. Nous aurions répondu sur le papier, par des démentis. Mais aujourd'hui, cela ne se passe plus comme ça. Le docteur Delajoux est complétement sali par la situation d'Internet."
Le docteur Delajoux bénéficie-t-il encore d'une protection particulière? "Non. Il a bénéficié d'une protection pendant un certain temps, après avoir été physiquement agressé. Mais ce n'est plus le cas à présent."
L'association e-enfance, dont la vocation première est « de conseiller les parents afin de leur permettre d'exercer une autorité en tant que cyberparent » vient de publier un message d'alerte sur Chatroulette.com. Un site que l'association juge « tout à fait inapproprié aux mineurs ». Le principe de chatroulette est connu : « ce site d'utilisation très (trop ?) simple, permet d'être connecté instantanément, au hasard, suivant le principe de la roulette russe, avec un ou une inconnu(e) dans le monde entier, par webcam interposée, et de dialoguer en direct. Nul besoin d'inscription, ni de paiement et, bien sûr, aucune censure » résume en quelques lignes e-enfance, avant de donner le résultat de ses tests : « L'équipe d'e-Enfance s'y est connectée en plein après-midi et, en trois clics, s'est retrouvée face à un homme complètement nu occupé à se masturber ! » Ha ! Et là on se marre !... Les logiciels de contrôle parental ne filtrent pas tous chatroulette. « Seul celui d'Orange le bloque » regrette l'association qui promet de mettre à jour sa fiche une fois le filtrage généralisé dans les logiciels des autres fournisseurs d'accès. Les logiciels de contrôle parental ont fait l'objet récemment d'une première normalisation par l'AFNOR.
La répression du téléchargement illégal est discréditée : Renaud Veeckman, 6 mois avant le gouvernement français, a déposé la marque Hadopi auprès de l’Inpi (Institut national de la propriété industrielle).
Les pirates informatiques bénéficient encore d'un sursis, avant que la traque ne commence. Les autorités politiques n’ayant pas protégé le nom Hadopi, Renaud Veeckman a eu l’idée de lancer une plateforme de téléchargement légale en déposant cette marque. Apiadopi est le nom de sa plateforme de distribution. L'homme fait un "pied de nez" aux pro-Hadopi en créant un modèle de mutualisation qui protège les droits d’auteur : les contenus numériques légaux proposés sur son site seront exclusivement déposés par les créateurs. Financièrement, Apiadopi fonctionnera de la manière suivante : 30% des recettes seront versés à la plateforme, et 70% au créateur. A savoir que ce dernier fixera lui-même ses tarifs. Musique, vidéo, texte ou photo, tous ces secteurs sont en péril depuis un certain temps. L’espace culturel est en faillite. Cette plateforme apporte une solution : c’est la seule au monde à proposer un système mutualiste dont les contenus sont d’une part légaux, mais aussi rémunérés. Elle devrait être accessible courant septembre 2010.
Dans le milieu, il est parfois désigné - comme ses autres confrères à prénom composé - par ses trois initiales : M.-É. N. Dans le milieu, dont il fait, malgré tout, bel et bien partie (27 livres au total), il ne fait pas toujours bonne figure. Accusé d'antisémitisme suite à la sortie de son premier ouvrage, Au régal des vermines (1985), Marc-Edouard Nabe est un abonné aux scandales en tout genre. Après les attentats du 11 septembre par exemple, il signa par exemple un pamphlet, intitulé : Une lueur d'espoir. Aujourd'hui, c'est une affaire moins idéologique, plus économique - quoique - qui fait parler de lui dans les colonnes de L'Express. L'écrivain, lassé de ses "éditeurs blasés et des libraires boycotteurs", a décidé d'auto-publier son nouveau roman : L'homme qui arrêta d'écrire. Fini Gallimard, Le Dilettante et Le Rocher. Vive "l'antiédition", comme il dit, qui non seulement rapporte plus - "Au lieu de toucher mes misérables 10 % de droits d'auteur, désormais, je serai à 70 %" - mais permet aussi de préserver son texte des coupes ordinairement imposées par l'éditeur.
L'homme qui arrêta d'écrire conserve donc ses 700 pages, et comporte, notamment, des considérations sur Facebook ou Jack Bauer, sur le 11 septembre ou sur BHL. Marc-Edouard Nabe compte sur son petit cercle de fans pour l'acheter, via son site, marcedouardnabe.com. Site sur lequel il vendra également « la plupart » de ses titres, dont il a réussi à récupérer l'intégralité des droits !!...
Pour rappel, cette postréalisation d'otto karl (lequel pratique déjà la webautopublication depuis 3 ans, au moins ! En fait, quand on connaît ses autres pseudonymes, depuis bien plus longtemps que ça... avec le destin qu'on imagine. Et justement, à ce propos...) : N(ième) le maudit
Les entreprises de presse en ligne vont se partager 20 millions d'euros pour l'année 2009, au titre du fonds d'aide au développement des services de presse en ligne (fonds SPEL), mis en place par un décret du 11 novembre. La création de ce fonds fait suite aux Etats généraux de la presse écrite, qui ont prévu l'attribution de 60 millions d'aides, sur trois ans, aux entreprises de presse sur Internet. Cette somme sera versée pour 80 % sous forme de subventions et 20 % sous forme d'avances remboursables. Les éditeurs en ligne ont ainsi accès, pour la première fois, aux aides de l'Etat, au même titre que les journaux.
Une première réunion de la commission paritaire, chargée de répartir l'enveloppe, s'est tenue le 21 décembre. Elle a pu examiner 18 dossiers sur 70 déposés. Plusieurs sites d'information pure players, c'est-à-dire existant uniquement sur Internet, vont bénéficier de subventions : c'est ainsi que Rue89 touchera 249 000 euros, Mediapart 200 000 euros ou encore Slate.fr 199 000 euros. Ces montants sont liés aux demandes formulées dans les dossiers déposés par les pure players, et non à l'audience ou au chiffre d'affaires des sites. Satellifax, lettre spécialisée dans l'audiovisuel, et Yagg, un site homosexuel, devraient également recevoir une aide. Inutile de préciser que lepostier, en dehors de tout, ne recevra rien... de rien.
Les pures players regrettent évidemment que la majorité des fonds aille vers les sites de la presse traditionnelle. "Le délai entre la parution du décret et la date limite de dépôt des dossiers était très court, moins de quinze jours, déplore Maurice Botbol, président du Syndicat de la presse indépendante d'information en ligne (Spiil). La presse traditionnelle s'est précipitée avec des dossiers déjà ficelés, parfois vieux de plusieurs années. Elle était mieux armée que nous."
Des groupes comme La Dépêche, Bayard Presse ou Lagardère Active devraient être bien servis. Les sites pure players se réjouissent néanmoins de ce "coup de pouce". "Le fonds a bien joué son rôle pour des projets que nous n'aurions pu développer sans cette aide, déclare Pierre Haski, fondateur de Rue89. Cet argent va nous permettre de créer une nouvelle plate-forme." Pour sa part, Mediapart devrait employer l'aide de l'Etat à des opérations de marketing. Traditionnellement, les journaux répugnent à faire connaître le montant des aides qu'ils touchent de l'Etat. Le Spiil milite pour une plus grande transparence en la matière. La prochaine réunion de la commission paritaire se tiendra le 29 janvier pour examiner le reste des dossiers.
L’offre culturelle ne se raréfie pas, elle se déplace. En matière de cinéma, si l’on excepte les festivals ponctuels et sporadiques, il devient de plus en plus difficile de voir des films “différents” (non-occidentaux, expérimentaux, documentaires de création). Il suffit d’explorer le rayon DVD d’une grande surface culturelle pour s’apercevoir de la médiocrité de l’offre. Heureusement, la résistance s’organise.
Aux Etats-Unis, un jeune Turc, Efe Çakarel, banquier de son état, issu du célèbre établissement Goldman Sachs, a eu l’idée lumineuse, en 2007, de créer le site de VOD le plus cinéphile du monde – et au design génial –, qui fonctionne sur le mode communautaire de Facebook (auquel il est affilié). Il l’a nommé tout simplement The Auteurs, comme le groupe d’agit-pop du même nom des années 90, mais aussi, et surtout, comme la politique (des auteurs), instituée par les critiques de la Nouvelle Vague dans les années 50, qui visait à réhabiliter certains employés de l’usine à rêves (tels Hawks ou Hitchcock) en révélant leur génie ignoré. Aujourd'hui, l’expression “auteur” a muté et sert à désigner un peu n’importe quoi. Mais bien sûr pas dans ce temple cinéphile virtuel qui n’est pas un simple portail commercial de VOD, mais le premier à proposer autant de films rares, inédits, ou en tout cas de qualité (pour 5 euros la vision).
La force et la spécificité de The Auteurs : un catalogue de 2 000 titres (dont seulement une partie est accessible dans chaque région du globe), comprenant du cinéma d’auteur mainstream (Sokourov, Tarantino, Wenders), des inédits récents venus de tous horizons (Russie, Chine, Brésil, etc.), et des incunables restaurés sous la houlette de la World Cinema Foundation chapeautée par Martin Scorsese (et visibles gratuitement).
En Angleterre, Fabien Rigall a créé la société Future Shorts, consacrée au court métrage, mais pas exclusivement. Cette plaque tournante de la forme brève propose des festivals, des projections clandestines (“Secret Cinema”) dans des lieux improbables de Londres et d’ailleurs, et promeut le court dans le monde virtuel et le réel.
Même démarche positive chez IFTélévision, chaîne française créée par Daniel Castro, qui refuse la pub et s’attache à diffuser des films d’art et essai inédits en salle (du moins en France). Elle est accessible aux clients de la Freebox et de la Dartybox par le câble et le satellite sur le canal 47, pour la modique somme de 3,99 euros par mois. On annonce des œuvres “dans la lignée de Caramel, Head-on, In the Mood for Love”. Difficile de vérifier cette assertion car celles proposées sont pratiquement inconnues, tout comme leurs réalisateurs. Lancée le 10 novembre, la chaîne semble avoir eu dans un premier temps de légers ratés (sous-titres non visibles). De plus, son offre reste minimale car les programmes se réduisent en tout et pour tout à un film par jour en prime time. Il y a même des jours sans : aucun programme sur la grille du site pour le soir où nous rédigions cet article. Autrement dit, beaucoup d’excellentes intentions, mais l’évolution se fait lentement et reste confidentielle.
Pour l’instant, IFTélévision n’a pas atteint sa vitesse de croisière et The Auteurs ne propose finalement que peu de films dans chaque secteur géographique (environ 190 films, courts et longs confondus, sont actuellement visibles en France). Ils sont de surcroît réservés aux anglophones ; les sous-titres n’étant pas modifiables. Disons qu’on peut considérer ces deux supports, relativement accessibles – et pour The Auteurs, d’une qualité technique infiniment supérieure à celle proposée par Dailymotion ou YouTube –, comme des éclaireurs, des maillons complémentaires d’un réseau cinéphile hétérogène où les salles obscures ont encore un rôle à jouer, ou le téléchargement illégal. La découverte de pépites oubliées ou méconnues reste un parcours du combattant pour le cinéphile de base qui doit encore jongler et fouiner dans tous les recoins du web et ailleurs. Mais cela vaut certainement le coup…
La dernière puce RFID de Hitachi bat tous les records de miniaturisation : elle mesure 1/20 de millimètres de côté. La puce de Hitachi est presque invisible, à moins de s'en approcher de très près. Elle est de la taille des grains de sable les plus fins. Entassés dans une main, ces circuits présentent l'aspect d'une poudre. Les circuits RFID de Hitachi sont-ils aussi efficaces que les puces RFID ordinaires ? Leur mémoire de 128 bits est minuscule, mais elle suffit à contenir une chaîne de caractères de 38 chiffres. Assez, par exemple, pour donner un identifiant à tous les êtres humains, suivi par quelques informations personnelles. Certains redoutent pourtant déjà que la police s'en serve pour enrichir son arsenal de contrôle. Ils craignent qu'elle marque discrètement les manifestants et opposants. Hitachi met en avant d'autres applications : protection anticopie des documents officiels, marquage des billets de banque, protection contre le vol, etc. Cette puce devrait sortir des labos dans deux ou trois ans.
Dans le civil, c'est un informaticien discret. Sur le web, un pirate qui nargue Canal+ depuis un site russe, mais qui bénéficie de la bienveillance de TF1 et d'un partenariat rémunéré avec LePost, filiale du Monde.
On le connaît bien sur lepostier, filiale de rien, et le reconnaît facilement sur la toile : un kitsch aboiement de chien kitsch au début, un autre à la fin, un logo du même tonneau entachant largement l'image, pour ? une séquence qui alimentera les conversations... Comme lorsqu'un animateur de France 2 annonce avec un peu d'avance la mort d'un collègue. FullHDReady est une star discrète. « L'idée, c'est de rester anonyme », explique-t-il au téléphone. Il se cache donc derrière la photo de sa chienne Peanuts, et ce pseudo fusionnant deux formats d'écran haute définition, le Full HD et le HD Ready. Pour le reste, assure-t-il, « pas besoin de rentrer dans les détails ». « Je travaille à l'instinct » Des détails, FullHDReady en livre pourtant quelques-uns au détour de la conversation. Il aurait 48 ans, vivrait à La Rochelle et serait informaticien intérimaire, spécialiste des bases de données. « Quasiment en pré-retraite », sourit-il pour justifier le temps dont il dispose pour son zapping : « J'enregistre et je regarde en accéléré les journaux de TF1, France 2 et France 3, les émissions en clair de Canal+, et les grandes chaînes le soir. Les talk shows, ce qui est en direct, la vraie télé. Je travaille à l'instinct, c'est des coups de bol, il y a des jours où il n'y a rien. » La clé du succès de FullHDReady, c'est sa réactivité. Les chaînes historiques boudent YouTube et Dailymotion. Sur leurs sites, elles préfèrent mettre en ligne des émissions en intégralité plutôt que des extraits percutants. Et les internautes doivent patienter avant d'y avoir accès : « Moi, c'est instantané, ça ne prend pas 24 heures. La vidéo de Marine Le Pen [dénonçant le passé de Frédéric Mitterand sur France 2, ndlr], je l'ai envoyée dix minutes après qu'elle ait parlé. » A l'époque des cassettes vidéo, FullHDReady enregistrait déjà la télé. Il a basculé sur le web en novembre 2007, au départ « pour un copain qui n'avait pas la télé ». Et il s'est équipé : « Cinq enregistreurs, trois PC. » Et des comptes partout, sur YouTube, sur Dailymotion, sur MySpace, sur Twitter ou sur le site de Télé 7 Jours : « Si vous trouvez un endroit où je ne suis pas, vous me le dites, que je m'inscrive. » Un site russe pour pirater Canal+ La gestion de ces comptes, c'est justement le principal problème de FullHDReady. Dailymotion et YouTube les ferment régulièrement, à la demande expresse des chaînes ou grâce à leurs systèmes de détection de contenus piratés. FullHDReady réapparaît sous d'autres pseudos ou, lorsque les vidéos sont automatiquement rejetées, sévit ailleurs. C'est le cas pour les extraits de Canal+. La chaîne tient à rentabiliser son site, plus élaboré que celui de ses concurrentes, et refuse que ses images en sortent. FullHD a trouvé la solution : créer son compte sur RuTube, concurrent russe de YouTube. C'est en cyrillique, ça rame un peu, mais bon...
Surprise : FullHDReady bénéficie, selon ses mots, d'un « gentleman's agreement » avec TF1. La chaîne ne s'oppose plus systématiquement au piratage de ses images, à condition qu'il s'effectue sur son propre portail vidéo, Wat. FullHDReady y est donc le bienvenu, via la page du site LePost. Un simple hébergement, sans contrepartie financière, explique Benjamin Le Gren, responsable de la diffusion des contenus à Wat : « On s'est plus ou moins mis d'accord que si du contenu de TF1 n'est pas disponible en offre légale, ils peuvent le mettre sur Wat. Si une vidéo a un fort potentiel d'audience, mieux vaut qu'elle soit relayée chez nous. Ça correspond aussi bien à notre cible, les 15-25 ans. » « Ça buzze plus quand ça passe par lui » Cette logique, c'est aussi celle de Benoît Raphaël, rédacteur en chef du site LePost. La filiale du Monde a accordé le statut de « blogueur invité » à FullHDReady, au même titre qu'un chroniqueur comme Guy Birenbaum. Benoît Raphaël explique : « C'est quelqu'un qui révolutionne les usages. Les chaînes doivent comprendre qu'il n'est pas là pour leur faire concurrence, il est là pour les faire buzzer. On est dans la notion “j'aime, je partage”. Et ça buzze plus quand ça passe par lui. » FullHDReady préfère maintenir « le flou artistique » sur sa relation, rémunérée, avec LePost. Selon Benoît Raphaël, il s'agit simplement de « rembourser ses frais techniques » : « Les blogueurs invités sont rémunérés entre 300 et 550 euros par mois, c'est un peu plus avec lui. » FullHDReady a de quoi être courtisé. Selon lui, tous comptes confondus, les vidéos qu'il a postées depuis décembre ont été vues un peu moins de 12 millions de fois. Son record ? 400 000 visionnages pour l'annonce de la fausse mort de Pascal Sevran par Laurent Ruquier. Un succès qui ne change rien à sa vie, assure-t-il : « Je vis normalement, j'ai mes chiens, mon jardin, je fais mon bricolage, mes courses, je suis tranquille chez moi. La plupart de mes amis ne sont pas au courant. »
Et, on se demande : prince de cond[é] ? Qui est-ce ? Autre distributeur d'extraits percutants, mais plus ciblés, plus politiques.
Et pour les justifier sinon plus, rappelons la première partie de : ottomanifeste , par le philosophe otto karl. (Dont, à ce jour, on attend toujours la suite, « avec gourmandise ».)
Le programme européen Indect vise à développer un système de surveillance des informations d’internet. But avoué : détecter automatiquement les menaces, les comportements anormaux ou la violence.
D’après ses concepteurs, il s’agit « d’un système intelligent d’information permettant l’observation, la recherche et la détection en vue d’assurer la sécurité des citoyens dans un environnement urbain ».
« Indect » [1] a été lancé très confidentiellement le 1er janvier 2009 grâce au soutien financier de la Commission européenne qui a déjà investi plus de 10 millions d’euros dans l’affaire prévue pour s’étaler sur 5 ans : le délai nécessaire au consortium « Indect » pour réaliser le développement de programmes informatiques de surveillance, de collecte et d’analyse automatique des informations du Web. Rien de moins. Le but ultime de l’entreprise tient en peu de mots : « la détection automatique des menaces, des comportements anormaux ou de la violence ».
Le préambule du cahier des charges ne laisse planer aucun doute sur les raisons qui ont motivé ce projet européen :
"…La sécurité devient le maillon faible des infrastructures énergétiques et de communication, des centres commerciaux, des centres de conférence, des aéroports et plus généralement des sites fréquentés par un grand nombre de personnes."
"En pratique, tout lieu public est vulnérable et les risques qu’il supporte doivent être contrôlés et réduits autant que possible. Un contrôle d’accès et une réponse rapide à toute menace potentielle sont des propriétés que tout système de sécurité de tels sites doit absolument posséder."
"Le projet Indect est destiné à développer de nouveaux outils et de nouvelles techniques qui permettront à leurs utilisateurs finaux d’améliorer leurs capacités de détection et de prévention des actes criminels, améliorant ainsi la sécurité des citoyens européens… ».
Surveiller les échanges
Le « club Indect » comprend d’ailleurs du très beau linge en matière de prévention des méga-menaces : la police d’Irlande du Nord, le quartier général de la police polonaise, les universités et pôles universitaires de technologie les plus pointus en intelligence artificielle, tels ceux de Grenoble, Madrid, Vienne, Wuppertal et York, auxquels se sont joints des représentants de régimes récemment convertis aux principes démocratiques comme ceux de Gdansk, Kosice, Ostrava et Poznan. C’est vrai que les anciens fichiers de la Stasi restent très « vintage » dans les ex-républiques soviétiques…
Le but avoué des développeurs d’Indect, est de surveiller de très près les sites Web, les serveurs de fichiers, les forums de discussion, les réseaux sociaux et de peer to peer et même les ordinateurs individuels ! Si la moisson s’avère bonne, les informations collectées seront traitées par des programmes capables de comprendre et d’enregistrer les relations entre les individus et les organisations diverses auxquelles ils semblent rattachés sur le Web. Le bonus, c’est la constitution automatique de dossiers sur les individus et les organisations avec lesquelles ils communiquent sur le Web.
[1] (Intelligent Information System Supporting Observation, Searching and Detection for Security of Citizens in Urban Environment)
Des intrus agoniseront carrément avec Lénine. -------------------------------------------------------------------------------- Pablo Picasso et toi collez au plus mauvais karateka depuis Jésus. -------------------------------------------------------------------------------- À Barcelone, quatre sous-fifres errent discrètement... -------------------------------------------------------------------------------- Des milliers de garçons disaient lancer la rancune au maire de Nancy. -------------------------------------------------------------------------------- Quand tu voudras, des dizaines d'athlètes de haut niveau sauront s'exprimer en crachant...
Postier edgar :
Trois cascadeurs semblent rougir. -------------------------------------------------------------------------------- Plusieurs collaboratrices peuvent tenir la porte du garage. -------------------------------------------------------------------------------- Un visiteur ne finit jamais d'organiser les buissons intelligemment ! -------------------------------------------------------------------------------- Quand tu voudras, un enseignant collera un cadavre aux blessés de guerre. -------------------------------------------------------------------------------- Les lycéens réagissent à cette heure traditionnelle. -------------------------------------------------------------------------------- Des punks se détendront au pays de Sharon Stone.
Postier serge :
Dix-huit pour cent des vieillards se limitent à ces japonais.
Un pirate dessinait un vacarme à trois adultes à toute vitesse.
Postier PhDam's :
Charlemagne fume en brûlant les protestants. --------------------------------------------- Les écrivains aimaient méditer discrètement. --------------------------------------------- Clint Eastwood déteste se moquer d'un bruit. --------------------------------------------- Nous nous garderons de changer en changeant. --------------------------------------------- La conspiratrice veille à se poser au lit... --------------------------------------------- La sénégalaise prétend éteindre la solitude.
Au début des années 1980, la firme Apple est supplantée par le géant IBM dans la vente d'ordinateurs personnels. Pour tenter de reprendre sa place dans le marché des ordinateurs, Apple lance le 24 janvier 1984 un nouvel ordinateur, le Macintosh. Vendu au Canada pour 3600 $, l'appareil est doté d'une souris et d'une interface graphique simplifiée pour en faciliter l'utilisation. Dans ce reportage, le journaliste Gilles Sirois parle du Macintosh comme d'une révolution dans le monde de l'informatique. Il mentionne toutefois certains défauts du modèle, comme la rareté de programmes compatibles. Date de diffusion : 7 février 1984
0000-00-00 00:00:00 Souri(s)ons un peu...
0000-00-00 00:00:00 Alan Turing (1912-1954) était ...
0000-00-00 00:00:00 une pomme au cyanure ? ça tomb...
0000-00-00 00:00:00 Le doute (se) per(d)siste
0000-00-00 00:00:00 L\'homosexualité de Turing lui...
Avec 330 millions d'utilisateurs dans le monde dont 22 millions de Français, MSN est devenu un outil de dialogue PRESQUE incontournable. Il fête sa première décennie. Ados, personnes à distance, travailleurs, PRESQUE tout le monde s'y met. Un nouveau « langage » s'y est même développé.
MSN ou plutôt, depuis 2006, Windows Live Messenger, fête ses dix ans. MSN, c'est en quelques chiffres :
- la 1ère messagerie instantanée en France avec 22 millions d'utilisateurs (Médiametrie NetRatings, juin 2009) - la 1ère messagerie instantanée dans le monde avec 330 millions d'utilisateurs (Microsoft, avril 2009) - la 1ère audience en temps passé sur le Web en France, tous sites confondus (Médiamétrie) - plus de 8 milliards de messages sont échangés chaque jour dans le monde, retranscrits, ils représentent un aller-retour de la Terre à la Lune.
L'heure de pointe sur MSN est celle où les collégiens et lycéens rentrent de l'école. MSN prend alors le relais du téléphone portable et des textos. Les sociologues considèrent même que MSN est créateur de lien social. A l'âge où les ados ressentent un véritable besoin de s'identifier à leurs pairs, à une tribu, ce mode de communication tombe à pic, surtout si la famille dispose d'une connexion Internet illimitée. MSN développe également "la culture" du secret. Contrairement à un chat traditionnel sur les forums, personne ne peut s'immiscer dans la conversation sur MSN. Les ados sont certains de ne pouvoir être suivis, écoutés, voire même compris. Il permet de gommer les différences sociales voire même de caractère, ainsi pas de considérations vestimentaires, un timide osera plus s'exprimer parce ce qu'il n'est pas soumis au regard des autres… En revanche, il est certain que le phénomène MSN n'aura pas produit du lien familial dans le foyer puisque les enfants préfèrent se confier à leurs pairs plutôt qu'à leurs parents en rentrant, les parents devront-ils se créer une adresse MSN pour pouvoir les atteindre ?
La distance n'est plus ni un isolement ni un abandon car elle est PRESQUE abolie par MSN, EN APPARENCE. Parler avec sa cousine installée aux Etats-Unis, communiquer avec ses parents si on est a l'étranger pour des études ou pour le travail, travailler à distance avec des usines ou son employeur, c'est autant de possibilités qu'a offert ce service de messagerie en ligne... ET AINSI LES VACHES SONT BIEN GARDÉES.
Un cyberlangage s'est développé suite à l'utilisation de MSN et des sms. La vitesse d'écriture, l'instantanéité, la paresse, ou le besoin de gagner de la place (pour les sms) ont amené à développer ce nouveau langage. Ce dernier se propage depuis quelque temps hors support électronique, les ados ponctuent désormais leurs conversations orales de "lol" ("laughing out loud") et "mdr" ("mort de rire")...
Parmi les exemples de procédés utilisés dans le cyberlangage, on peut trouver la phonétique simpliste ( "kesketuve ?" à la place de "qu'est-ce que tu veux ?") ou bien encore l'abréviation ( "msg" à la place de "message").
BREF, À L'AVENIR NE VOUS ÉTONNEZ PLUS DE RIEN !...
Les positions au lit pour non pas « bien dormir à deux », puisque tout seul c'est mille fois mieux — quand on est honnête —, mais mieux, quand on a pas le choix, on « con » se laisse pas le choix :
Le blog postmédiatique le plus valable et intéressant rencontré sur la toile (et qui, de ce fait, fait la part belle au philosophe otto karl, entre ses pairs) :
(Libération) En écrivant « Hou la menteuse » en commentaire d’une vidéo sur Dailymotion, Dominique Broueilh ne pensait certainement pas recevoir un courrier de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP). Pourtant, jeudi prochain, cette mère de famille de 49 ans, de Saint-Paul-lès-Dax, sera entendue par un officier de la police judiciaire, rapporte aujourd’hui Sud-Ouest. La plaignante ? Nadine Morano.
En février dernier, la secrétaire d’État à la Famille déposait une plainte contre X auprès du Tribunal de grande instance de Paris pour « injures publiques envers un membre du ministère ». Parallèlement, elle envoyait une réquisition judiciaire contre YouTube et Dailymotion afin d’identifier les auteurs de propos jugés insultants postés en commentaires de vidéos où elle figure. La BRDP demandait alors aux deux plate-formes de vidéos en ligne de « fournir en urgence la date, l’heure et les adresses IP utilisées et tout élément d’identification, pour la mise en ligne des commentaires ci-joints des internautes dont les pseudonymes suivent ». Qualifiant la procédure de première « historique », Dailymotion précisait alors : « On est obligé de donner les adresses IP mais pas les noms de personnes ».
Pourtant, Dominique Broueilh a bien été identifiée pour avoir écrit « Hou la menteuse » en commentaire d’une interview particulièrement musclée où Aymeric Caron recevait dans La Matinale d’i>Télé, le 12 octobre 2007, la députée UMP de Meurthe-et-Moselle (voir ci-dessous). Le journaliste revient sur un reportage d’Envoyé Spécial où l’on voyait Nadine Morano assister, sous une capuche bien camouflante, à un meeting de Ségolène Royal. « Attendez, ce reportage, je l’ai fait moi-même ! », s’énerve la députée, « J’y étais. C’est moi qui suis filmée. Alors ne racontez pas n’importe quoi ! » Avant d’expliquer : « vous dites que j’arrive cachée, ce qui est faux, j’arrive parce qu’il pleut ! »
Nadine Morano à la Matinale, d’i-Télé, le 12 octobre 2007
Sur Internet, « l’une des grandes gueules de l’équipe du candidat UMP [Nicolas Sarkozy] » comme la présente Aymeric Caron, ne laisse en effet pas indifférent. Et ses sorties fracassantes, notamment vis-à-vis d’Internet — on se souvient de son désir de « Police internationale de la Toile » — récoltent des commentaires parfois virulents, à côté desquels « Hou la menteuse » qui, s’il peut juridiquement être considéré comme une insulte, fait figure de taquinerie de cour d’école. C’est d’ailleurs l’avis de la concernée. « Pour moi, "Hou la menteuse", c’est avant tout une chanson de Dorothée. Je voulais faire de l’ironie », raconte-elle à Sud-Ouest. Aussi, quand elle a reçu l’appel de la police, Dominique Broueilh a d’abord pensé à une blague : « Au début je n’y ai pas cru (...). Je me suis dit que ce n’était pas possible. Je ne l’ai pas insultée ». Pour la mère de famille, cette procédure est de l’« abus de pouvoir » : « Si j’ai fait ce commentaire, c’est parce qu’on le voit bien qu’elle s’est cachée au meeting de Ségolène Royal : c’est criant de vérité. »
Selon le quotidien, une quinzaine d’internautes seraient visés par la même procédure. En attendant, depuis hier, les « Hou, la menteuse » pleuvent en commentaires de la dite vidéo. Auxquels s’ajoutent des : « Et susceptible en plus ! », « Voilà, j’attend que la PJ me convoque maintenant, c’est ça ? », « Comme on dit, il y a que la vérité qui blesse », etc.
PRÉCISION : Interrogée par l’AFP, Nadine Morano, s’est dit « choquée » par cette convocation. « Ma plainte contre X vise seulement les auteurs qui tiennent des propos gravement injurieux et qui ne sont pas admissibles dans un système démocratique ». Mais alors pourquoi cette convocation ? L’avocat de Nadine Morano, Me Lataste, a une hypothèse : un policier qui a fait du zèle. Il a ainsi expliqué au Sud-Ouest : « J’ai fait des captures d’écrans avec les insultes, je les ai transmises au parquet. Je ne suis pas responsable de l’enquête et de la démarche des policiers. Peut-être que l’internaute qui a écrit ’Hou la menteuse’ était plus facile à identifier que les autres... C’est regrettable et si un policier fait du zèle je n’y peux rien ». Avant d’ajouter : « aujourd’hui, les hébergeurs de sites ne se sentent pas responsables, ce n’est pas normal. »
Une pub visionnaire (mais c'était pas trop difficile) et ici détournée, datant de 1998, de Club Internet :
"Hadopi restera dans les mémoires, comme cette loi présomptueuse qui aura voulu atteindre l’horizon, rattraper un progrès qui ira toujours plus vite qu’elle". Un député lucide.
Quatre responsables de The Pirate Bay, un des principaux sites de téléchargement au monde, ont été condamnés, vendredi 17 avril, à un an de prison ferme pour complicité de violation des droits d'auteur, a annoncé un tribunal de Stockholm.
Le tribunal les a également condamnés à verser 30 millions de couronnes (2,7 millions d'euros) de dommages et intérêts à l'industrie du disque, du cinéma et du jeu vidéo, qui réclamaient sans blague et sans honte 117 millions de couronnes au titre du manque à gagner entraîné par les téléchargements. Mais les trois membres fondateurs et leur principal financier comptent mener une longue bataille judiciaire et la décision n'a pas d'impact direct sur le site lui-même, qui va continuer à fonctionner, selon eux.
"Restez tranquilles, rien ne va changer pour The Pirate Bay, tant pour nous personnellement que pour le téléchargement. Ceci n'est juste qu'une comédie pour les médias", a estimé Peter Sunde, l'un des quatre condamnés, sur Twitter. "Nous allons naturellement faire appel et ça va secouer", a ajouté Per Samuelsson, l'avocat du financier présumé du site, Carl Lundström.
Sur le site Pirate Bay, un message informe les visisteurs de la décision de justice : "Comme dans tous les bons films, les héros perdent au début mais triomphent à la fin. C'est la seule chose qu'Hollywood nous ait jamais apprise", peut-on lire. Fondé fin 2003, Pirate Bay, qui compte plus de 22 millions d'utilisateurs à travers le monde, permet de diriger ses utilisateurs à l'aide de la technologie BitTorrent vers les fichiers (films, musique, jeux) qu'ils recherchent, mais sans en abriter aucun dans ses serveurs.
Le procès, considéré comme un des plus importants dans le combat de l'industrie culturelle contre le piratage, avait duré trois semaines. La condamnation est conforme aux réquisitions du procureur prononcées le 2 mars à l'encontre de Fredrik Neij, 30 ans, Gottfrid Svartholm, 24 ans et Peter Sunde, 30 ans, qui ont fondé Pirate Bay, ainsi que Carl Lundström, 48 ans, accusé d'avoir investi des fonds dans le site. Quatre vaillant combattants, à soutenir !
Les vrais subversifs du net méconnus et marginalisés, et sans doute de plus en plus menacés par le flicage et la pseudo-subversion pas nette, labellisée par le système. Exemples : rue89, bakchich, besancenot...
0000-00-00 00:00:00 Heu ?!
0000-00-00 00:00:00 Oui, arrête de nous embêter, e...
Le Net est-il l'ennemi de la productivité au bureau ? Oui, répondent les chefs d'entreprise égarés qui dépensent des sommes folles en logiciels de filtrage. Dans la plupart des grandes entreprises, les messageries ou les réseaux sociaux sont prohibés. Certains n'ont pas hésité à faire du surf personnel un motif de licenciement.
Selon une étude du Dr Coker, du département 'Management et marketing' de l'université de Melbourne en Australie, c'est tout le contraire. Il a étudié les comportements de trois cents salariés quant à leurs habitudes de navigation au bureau. Selon ses résulats, les salariés qui surfent à des fins personnelles sont environ 9 % plus productifs que les autres.
'De courtes et discrètes pauses, comme un petit tour sur Internet, permettent à l'esprit de se reposer, donc de favoriser la concentration lors d'une journée de travail, et au final, d'accroître la productivité', argumente Brent Coker dans un document intitulé 'Freedom to surf', diffusé par le site Internet de son université.
La consultation des sites les plus prisés au bureau réseaux sociaux, sites d'information en ligne, de shopping ou de vidéos ne doit pas, toutefois, dépasser une 'limite raisonnable' — rentabilité-avant-tout oblige ! Limite que le Dr Brent fixe à 20 % du temps de travail. Ce qui fait plus d'une heure et demie de surf (seulement) pour une journée de 8 heures.
Il y a des milliers, des millions peut-être, de vidéos de musiciens amateurs qui circulent sur les plateformes vidéos bien connues. Sans doute, au total, la plus grande bibliothèque de samples du monde, désormais.
Les auditeurs de postradio.net (aujourd'hui orphelins) en étaient coutumiers.
Et tout récemment, et en moins génial peut-être, Kutiman, un multi-instrumentiste de Tel Aviv auteur d'un album funky passé relativement inaperçu en 2008, publie son projet Thru You : huit morceaux de funk, dub, hip hop, à écouter et regarder.
BashFR, un site qui recense les extraits de conversation (quotes) les plus drôles, tirés de vos dialogues sur internet. Un peu comme des brèves de comptoir, mais d'internautes sur internet.
Extraits des derniers ajouts :
<Vincent> nan tu mas l'aire sympa dit moi, parle moi de toit ! <Ingrid> Bein... Un toit, tu sais, c'est un truc fait avec des tuiles, pour couvrir une maison, ça protège de la pluie et tout... * Vincent est maintenant hors-ligne
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Jeremie : On se voit ce soir ? Marie : Oui !!! Jeremie : Depuis le temps que je te le promets. Marie : Ce sera super ! Jeremie : Donc, on se dit 21h30 sur Facebook ;) Marie : ...
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<John> 'tin on a pas le cd d'xp... <Py> on l'a dans l'OS......
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chris: euuuhhh joker :D Anne: moi aussi joker NuigurumiNoKuma: batman NuigurumiNoKuma: j ai gagné
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Axel: Tain mon père m'as bridé internet :/ Julie: Ah merde il a fait comment ? Axel: Il m'as scotch l'index et le majeur... On dirait pas mais c'est super chiant...
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<Arkaell> Et la prépa il la vit comment ? <Mag> M'en parle pas. <Mag> 5h de dodo par nuit grand max, le reste il bosse. <Mag> Pas de vacances. <Mag> Pas de sorties, rien. <Mag> Je le vois quasiment plus, si ça se trouve il est mort depuis le temps... <Arkaell> Le pauvre, il est passé de vie à prépa...
Parodie saisissante de wikipédia, par sa ressemblance graphique, malheureusement rédigée par du demi-analphabète potache à l'humour explosif plutôt foireux., pour l'instant. Mais si progrès : à suivre, pourquoi pas... (au point où on en est, de la décadence !...)
Suite à l’interview diffusée ce samedi 14 février 2009 sur la chaine Canal+, de Luc Besson, dans l’émission L’hebdo cinéma (visible sur Ozap). Besson dénonce ouvertement beeMotion au grand jour, et a alerté Free sur notre activité, ce dernier ayant immédiatement réagi en nous sommant de stopper notre activité rapidement. C’est donc avec grand regret que nous nous voyons obligés d’arrêter beeMotion streaming (temporairement je l’espère) et nous en sommes sincèrement désolés ! Vous pouvez remercier Luc Besson pour ça !
Nous avons depuis Septembre 2008 proposé à nos visiteurs le meilleur du streaming, et nous avons eu un succès, pas forcement attendu !
Je tiens à remercier tout ceux qui m’ont permis de continuer durant ces 6 mois, à tous ceux qui m’ont fait de la pub, qui m’ont encouragé, la famille, les amis (Zeph, Ark, Rixen, Audrey sans qui ce site n’aurait jamais vu le jour), les sites internet qui nous ont poussés à faire toujours mieux, notamment Stream Actu !
Nous ne savons pas encore ce que nous deviendrons, apparemment pas de problème avec la justice, ce qui n’est déjà pas mal !
Encore merci à tous, à toi cher visiteur ! Un petit message d’encouragement et/ou de remerciement sur notre forum nous ferait le plus grand plaisir afin de nous aider à surmonter cette étape, pas évidente pour moi, administrer ce site était une vraie passion, j’y prenais plaisir…
A bientôt je l’espère au nom de toute l’équipe de beeMotion streaming !
Mise à Jour: Pour ceux qui souhaiteraient être tenus au courant d’une éventuelle réouverture, vous pouvez inscrire votre mail dans ce formulaire . Vous serez ainsi avertis par mail.
Autant vous signaler que le fameux EDGAR, le postier le plus productif de lepostier.fr, s'éloignera de son poste jusqu'au 25 janvier 2009, soit une semaine. Il est donc possible que lepostier.fr connaisse un certain ralentissement durant cette courte période. À très vite, cependant !
2009-01-19 00:36:07 ah beh on s\'emmerde pas ! tou...
2009-01-19 00:36:07 ah beh on s\'emmerde pas ! tou...