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V I E - P R A T I Q U E
libre, seul et assoupi... Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
POSTIER : serge   
25-11-2010

Rien de nouveau sous le soleil mais voilà quand même :

Jeunes, éduqués et lucides, ils ont choisi de braver une norme sociale fondamentale : ils ne bossent pas et ils l’assument. Même s’il faut manger des pâtes et compter ses amis.

Il est assis en terrasse, comme un touriste. Il prend son temps, il lit tout doucement Le Parisien. Aujourd'hui, Grégoire ne travaille pas. Il ne travaillera pas davantage demain. A vrai dire, il a arrêté ce genre d'âneries en 2005. Depuis, rien, pas une seule rechute, ou si petite.

"En cinq ans, affirme-t-il, j'ai bossé une semaine, au black, pour rendre service à un pote qui a sa propre boîte. Mais je n'ai plus envie, pour l'instant en tout cas. Je ne veux vraiment pas bosser."

A l'heure où il partait autrefois au boulot, Grégoire s'est donc trouvé une nouvelle activité : il s'installe au café en bas de chez lui et observe le monde du travail qui se met en branle. "Comme ça, je mesure ma chance", dit-il en rigolant. Il est 9 h 30, sa journée de non-travail commence.

Grégoire, informaticien de formation, n'est pas chômeur à proprement parler puisqu'il ne cherche pas le moindre job, et aurait même tendance à fuir les occasions qui se présentent. Ce n'est pas non plus un feignant complet puisqu'il se lève le matin, qu'il a des projets personnels (de type informatique) et qu'il lui arrive même d'en mener certains à terme. Grégoire n'est pas davantage un rentier de haut vol, il n'a rien sur son compte. Grégoire non-travaille, simplement. Il n'est pas le seul.

Tous ont travaillé et en sont revenus

En quelques jours, nous avons rencontré Mathieu, Vincent, Daniel, Nicolas, Amélie et Cécile, une fille formidable. Nous avons aussi parlé au téléphone avec François, Cédric et Luc. Tous ont entre 25 et 40 ans. Tous ont travaillé et en sont revenus. Aucun jure qu'il ne replongera plus jamais, mais tous ont choisi de se mettre en réserve du marché de l'emploi pendant quelques années. Ils affirment connaître plusieurs personnes qui ont fait le même choix.

Dans un roman qui vient de paraître, Libre, seul et assoupi, Romain Monnery dresse le portrait de cette génération qui rejette le monde du travail à force d'être rejeté et maltraité par lui. Il dit le bonheur de cette vie sans boulot, les lectures, la musique et la masturbation. Il en raconte aussi les travers, la vie sociale en danger, la vie amoureuse en péril et les Snickers aux heures de repas.

Il est midi. Après avoir lu, rangé et beaucoup glandé, Grégoire est aux fourneaux. Il fait de son mieux : aujourd'hui, du riz et un steak haché étiqueté Dia, le label d'Ed, enseigne discount de Carrefour.

"Maintenant, Charal, c'est un luxe pour moi, s'amuset-il. Sérieusement, je fais gaffe à tout. Le seul plaisir que je m'autorise, c'est le café en terrasse le matin. Mais j'optimise. Je prends aussi les sucres, le verre d'eau et je lis le journal. Hormis ça, je n'ai aucune dépense superflue."

Lorsqu'il travaillait, Grégoire gagnait un peu plus de 2 000 euros par mois. Au chômage, il a touché environ 1 200 euros pendant presque deux ans. Aujourd'hui, il bénéficie du RSA et d'une aide au logement de la CAF pour un total mensuel de 648 euros. Son loyer s'élevant à 410 euros, il vit à Paris avec 238 euros par mois. Mais il n'est jamais dans le rouge et ne doit d'argent à personne.

"La règle de base veut que l'on passe beaucoup de temps chez soi. C'est dehors que l'on dépense."

En tant que titulaire du RSA, il ne paie pas la taxe d'habitation et bénéficie d'une protection médicale et de l'accès gratuit aux transports et à de nombreux musées. Pour le reste, il se débrouille. Il est devenu un peu radin, de son propre aveu. Il note chacune de ses dépenses. Il a interrompu tous les prélèvements automatiques sur son compte et négocie toujours l'étalement des factures d'eau ou d'électricité. Il revend tout ce qui ne lui sert plus. Il a un téléphone portable, mais pas de forfait. Il achète des cartes prépayées quand il ne peut pas faire autrement. Il fait les vide-greniers. Il porte des vêtements d'occasion. Grégoire a surtout arrêté de fumer.

Chacun développe des techniques de quasi-survie

Dans cette situation, chacun improvise et développe ses propres techniques de quasi-survie. Quand elle sort avec des amies, Amélie, ancienne rédactrice dans la publicité, ne se paie pas à manger : elle boit des bières, qui coupent la faim. Daniel, journaliste à l'arrêt, fait des affaires avec de vieux disques achetés sur eBay qu'il revend ensuite dans des brocantes. Nicolas, commercial de formation, mange parfois à la cantine de son ancienne entreprise.

"Cette sortie de la société de consommation ne me pose aucun problème, reprend Grégoire. Au contraire, c'est une bonne façon de dénoncer cette frénésie d'achat. Quand je travaillais, je dépensais tout, j'achetais des vêtements, des bricoles, des choses dont je ne me sers absolument plus. J'ai fait le tri et n'ai gardé que l'absolument indispensable. Je n'ai qu'une obsession : pouvoir payer mon loyer.

Dans ma situation, cela devient une telle galère de trouver un appart qu'il faut être clean à ce niveau-là."

En guise de dessert, il y a de la fausse Danette. Grégoire mange assis sur un tabouret. Dans son studio du XIXe arrondissement de Paris, d'environ 20 mètres carrés, des livres, tous de poche, sont entassés, et un coin pour l'ordinateur a été aménagé. Bizarrement, aucun poster des Simpson au mur.

"Ouais, je sais bien que l'image du type qui ne bosse pas est celle d'un grand ado attardé, qui regarde des dessins animés toute la journée. Mais ce n'est pas ça. J'ai 38 ans. Pendant neuf ans, j'ai travaillé. J'étais consciencieux, professionnel. J'y ai même pris du plaisir au début. Je ne suis pas inadapté au travail mais, au fil des ans, j'ai senti monter l'ennui, la frustration. Les cadences se sont accélérées. J'ai décidé d'arrêter au terme d'un CDD. On m'en a proposé d'autres. J'ai refusé. J'avais très peur pour l'argent, mais la frustration, la souffrance liées au travail me semblaient trop grandes. Je ne pouvais plus me forcer. J'ai refusé le diktat du bonheur par le travail. Je pense qu'on peut être heureux et équilibré autrement."

Tous dressent le même diagnostic, parlent d'un monde du travail de plus en plus violent.

Comme Grégoire, Nicolas affirme que "tout ça n'a plus de sens. Les patrons sont devenus hyperfrileux, donc ils te mettent sur un projet, ils attendent beaucoup de choses de toi et en même temps ils ne te donnent pas les moyens financiers de réussir. Cela se traduit automatiquement par des frustrations".

Pour François, graphiste au repos, "le monde du travail s'est beaucoup durci ces cinq dernières années, on demande aux gens de tout faire très vite, peu importe la qualité. On se fiche que tu fasses de la merde".

"On renonce à un vecteur de socialisation"

Dans son livre Libre, seul et assoupi, Romain Monnery raconte comment un poste de rédacteur dans une boîte de prod s'est transformé en un quasi-job de femme de ménage...

La semaine dernière, Grégoire a achevé, pour le plaisir, un obscur boulot de "programmation informatique qui lui tenait à coeur" et avoue traverser "une période un peu plus glandeuse que d'habitude". Cet après-midi, il lit encore, il écoute de la musique. Si nous n'étions pas là, il ferait sans doute une sieste. Mais un pote va passer en fin d'après-midi : c'est presque un événement.

"En quittant le monde du travail, on renonce à un vecteur de socialisation, dit Grégoire. On sort moins, on voit moins de monde. Comme on n'a plus d'argent, on n'organise plus de repas à la maison, on ne va plus au restaurant, il n'y a pas de vacances entre potes. Il faut supporter cette solitude, sinon on est malheureux. Avec les filles, c'est compliqué aussi. Ma dernière copine a accepté la situation pendant quatre mois, puis elle s'est barrée. C'était pas un problème d'argent. Elle ne comprenait pas que je ne fasse rien. Elle pensait que je ne serais jamais capable du moindre enthousiasme amoureux si je ne manifestais aucun enthousiasme pour le boulot. Je la faisais flipper."

De fait, sur la dizaine de personnes que nous avons interrogées, seules deux sont engagées dans une relation durable et elles n'ont quitté le monde du travail qu'il y a un an.

Outre la pression financière, une vie hors du monde du travail génère des pressions sociales et psychologiques en tout genre. Le pote de Grégoire, informaticien lui aussi, vient d'arriver. Il s'y met déjà. "Quand est-ce que tu te reprends en main ? Franchement, tu ne devrais pas te laisser aller comme ça." Les amis et la famille s'inquiètent, à tour de rôle ils s'énervent, ils s'en foutent, ils enragent, ils cherchent à culpabiliser.

"Sarkozy a exalté la valeur travail comme jamais. J'ai vraiment senti un durcissement depuis trois ans. Si on ne contribue pas à l'effort, on est coupable de quelque chose.

On vole de l'argent. Même ma mère m'a dit cela un jour. On doit expliquer sans arrêt qu'on n'a pas de problème, qu'on a juste décidé, l'espace de quelques années, de ne pas se plier à la norme. A force, se justifier devient presque un travail en soit."

Il en sourit. Il est 18 heures, le pote est reparti. Une journée de non-travail s'achève.

Libre, seul et assoupi de Romain Monnery (Le Diable Vauvert), 308 pages, 18€

 
l'airbag pour cyclistes Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
POSTIER : edgar   
02-11-2010

L'histoire de l'automobile/des transports est faite de petites avancées. Celles concernant les motorisations, celles en rapport avec l'équipement intérieur ou encore celles liées à la sécurité. C'est l'une de ces dernières que l'on nous présente aujourd'hui : l'airbag pour cyclistes.

Une équipe d'étudiants suédois a ainsi développé un airbag pour cyclistes qui se déclenche en cas de collision avec une automobile. L'objet se nomme, pour le moment : Hövding.


Cela fait six ans que le projet est en développement mais cela semble avoir valu le coup car au regard de la vidéo que l'on nous propose, le Hövding ne semble pas loin d'une possible commercialisation.

La question est maintenant de savoir comment tout cela fonctionne ? Eh bien, comme un airbag classique. Cela signifie qu'en cas de collision, l'airbag - que le cycliste portait au préalable autour du coup, tel un foulard - est enclenché et se gonfle d'hélium en recouvrant la tête et la nuque du cycliste victime.

Selon l'un de ses créateurs, le Hövding pourrait être très prochainement commercialisé à un tarif proche des 250 euros.


 

 
La sleepbox changerait la vie de nos voyages (à l'arrache) ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
POSTIER : edgar   
28-10-2010

Surfant sur le principe des hôtels capsules que l’on trouve au Japon, La société russe Arch-Group a conçu la Sleepbox, littéralement la « boite à dormir ».

 Alors évidemment, cette Sleepbox, ce n’est pas la suite royale du Crillon. C’est un cube (2 m x 1,4 m x 2,3 m) dans lequel vous pénétrez grâce à une carte magnétique prépayée. C’est tout petit. Votre lit : 2 x 0,6 m. Oui, il faudra sans doute se serrer un peu. Mais le confort y est tout de même – en plus du lit, un accès wifi, un réveil et une télévision sont mis à votre disposition – et l’hygiène aussi : les draps sont jetables ! Pour les plus inquiets, pas de panique, la boite dispose d’un système de ventilation sophistiquée et de plusieurs alarmes en cas de problèmes. Pour ceux qui craignent le bruit et qui sont particulièrement sceptiques à l’idée de dormir dans un hall d’aéroport, la société Arch-Group assure avoir conçu une boite parfaitement hermétique aux bruits. Vous aurez donc la paix. La Sleepbox vous fournira par ailleurs une bouteille d’eau (cadeau !).

S’il n’existe encore aucun lieu où trouver la Sleepbox, ses créateurs espèrent débuter sa commercialisation avant la fin de l’année 2010. Outre dans les aéroports, on pourrait très bien retrouver la « boite à dormir » dans les gares ferroviaires et routières, les centres commerciaux ou les musées. Car oui, la Sleepbox sera aussi en location à l’heure, le temps d’une petite sieste entre deux achats ou deux visites…

 
anticipations sur le quotidien de demain Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
POSTIER : edgar   
23-10-2010

 
Dans dix ans, l’électricité n’aura plus besoin de fil, et les ordinateurs seront commandés par la pensée, nous promettent déjà les labos de recherche, notamment français.

A Tours, un jeune diplômé des Beaux-Arts vient d’exaucer le rêve de tous les fans de «Retour vers le futur» : il a réussi à reproduire Hoverboard, le skate volant qu’enfourche l’acteur Michael Fox dans cette célèbre fiction de 1989. Conçue avec le concours de l’entreprise néerlandaise Crealev, la planche lévite grâce à des électroaimants. Bon, soyons honnêtes : si le skate reste en l’air, il ne peut pas, pour l’instant, se déplacer. Mais dans dix ans, sait-on jamais ?
Ecrans flexibles, ordinateurs commandés par la pensée, oreillette de traduction simultanée automatique… «Après les ères de l’agriculture, de l’industrie et des services, nous sommes en train d’entrer dans l’économie du quaternaire», s’enflamme Michèle Debonneuil, membre du Conseil d’analyse économique
En précisant que, avec la généralisation de l’Internet mobile et de la géolocalisation, l’individu, où qu’il soit, pourra faire venir à lui tous les biens et services dont il aura besoin. De fait, il suffira bientôt de pianoter sur votre téléphone portable pour qu’un petit véhicule vienne vous chercher et vous conduise où vous voulez.
Inutile de préciser qu’il sera sans chauffeur. «Sans», c’est l’autre mot-clé de toutes les avancées technologiques en gestation : paiement sans contact, supermarchés sans caisses et, mieux encore, électricité sans fil. En jouant sur les champs magnétiques, les blouses blanches du Massachusetts Institute of Technology ont en effet réussi à faire briller une ampoule de 60 watts depuis une source située à 2 mètres.
Une révolution qui permettra de résoudre le problème des batteries de téléphone, pour lesquelles les progrès sont très lents. Et de fixer son téléviseur au mur sans que de gros câbles pendent au-dessous. Premier à tirer, Haier, le géant chinois de l’électroménager, a présenté en janvier un prototype de télé sans fil. On peut lui faire confiance : depuis 2008, il commercialise des machines à laver sans lessive. Sauf que, à la demande des clients, il a dû rajouter des billes pour en reproduire l’odeur… Tout le monde n’est pas encore prêt pour 2020.

Demain, les fenêtres ressembleront à un gros iPhone. Sur simple pression du doigt, elles afficheront la météo et les dernières infos. Et plus besoin de rideaux ni de volets : en un instant, la fenêtre passera de l’état opaque pour la nuit à un état laiteux pour illuminer la chambre. Les ingénieurs de Quantum Glass, une filiale de Saint-Gobain, planchent très sérieusement sur ces pistes.

Notez que c'est confondant avec la vision qu'on vous proposait sur lepostier, en 2007, par ce court-métrage d'anticipation ! LIFE 2.0.

 

Adieu nœuds, rallonges, cordons ! En 2020, une bonne partie des équipements de la maison pourrait fonctionner sans le moindre câble électrique. Il suffira d’installer une antenne émettrice branchée sur une prise classique et des récepteurs sur chaque objet. Le MIT travaille sur cette technologie.
Le téléphone du futur n’aura pas grand-chose à voir avec nos mobiles actuels. Il épousera le contour de la peau grâce à ses matériaux flexibles et transparents, sera autonome grâce à ses capteurs solaires et même autonettoyant. Les chercheurs de Nokia, qui se sont fixé ces objectifs, espèrent bien les atteindre avant 2020.
Pour taxi, en 2020, de petits véhicules électriques sans pilote seront capables d’aller chercher le client à son domicile et de le conduire où il veut grâce au GPS. Souvenez-vous de Total Recall. L’Institut national de recherche en informatique et automatique testera dès septembre trois voitures de ce type à La Rochelle.
Les chercheurs du labo d’Intel, à Pittsburgh (Pennsylvanie), l’ont promis : en 2020, on pourra jeter clavier et souris à la poubelle. A chaque mot ou image pensés correspond en effet une variation spécifique des flux sanguins du cerveau. Ces blouses blanches ­projettent donc d’implanter des capteurs sous la peau pour les analyser et les convertir en texte ou en ordres. Attention aux mauvaises idées…
Dans dix ans, l’iPad passera évidemment pour une antiquité. C’est en effet sur un support électronique flexible comme du papier que l’on pourra lire son magazine préféré. En pointe sur le sujet, le groupe audiovisuel japonais NHK peaufine un écran Oled de ce type…
Plus besoin d’interprètes ? Demain, on disposera d’une prothèse reliée à un smartphone, qui reconnaîtra les mots de son interlocuteur, les traduira et les resynthétisera dans sa propre langue. Phonak, le fabricant suisse de Sonotone travaille dans cette direction.
Fini, la causette avec la caissière. En 2020, celle-ci aura disparu des hypers au profit de bornes quasi invisibles qui scanneront votre chariot en une fraction de seconde grâce aux étiquettes RFID collées sur chaque article. Et débiteront votre Carte bleue sans que vous ayez à la sortir. Les Français de Tagsys planchent sur ces technologies.
Pourquoi éclairer une rue déserte ? Dans une dizaine d’années, les lampadaires ne s’allumeront qu’à l’approche du piéton. Mieux  : les ampoules fonctionneront avec l’énergie produite par les pas de ce dernier, captée par des trottoirs intelligents. La ville de Toulouse testera cette technologie à l’automne.
Le téléspectateur de demain pourra vivre un Grand Prix (de F1) comme un vrai pilote. Depuis son canapé, il cliquera sur la voiture de son choix et accédera à tout le tableau de bord du conducteur : température de l’habitacle, jauge d’essence, vitesse… Apple, qui veut s’implanter dans l’univers de la télé, a déposé l’an dernier un brevet sur cette innovation.

 
Ryanair à marseille, c'est fini ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
POSTIER : edgar   
13-10-2010

La compagnie aérienne Ryanair a annoncé mercredi la fermeture prochaine de sa plate-forme de Marseille-Provence après l'ouverture d'une procédure judiciaire à son encontre liée aux conditions de rémunération de ses 200 salariés locaux.
Ryanair a été mise en examen comme personne morale, notamment pour "travail dissimulé et prêt illicite de main-d'oeuvre", à la suite de plaintes de deux syndicats.
Son retrait de Marseille, effectif le 11 janvier, se traduira par l'arrêt de la desserte de 13 destinations comme Agadir, Marrakech, Paris et Venise.
Les 200 postes de pilotes et personnels navigants basés à Marseille, actuellement rémunérés dans le cadre de contrats de droits irlandais et non français, seront transférés vers d'autres aéroports en Espagne, en Italie et en Lituanie, précise la compagnie à bas coûts dans un communiqué.
Les quatre avions basés sur l'aéroport régional seront eux aussi transférés à l'étranger.
"Nous sommes très déçus de la décision des autorités françaises d'engager des poursuites contre la base Ryanair à Marseille, qui est totalement conforme à la réglementation de l'UE pour les travailleurs mobiles de transport", a déclaré à Marseille le PDG de Ryanair, Michael O'Leary.

"Ces emplois ne sont pas français. Ce sont des emplois irlandais sur des avions irlandais puisqu'ils sont considérés comme territoire irlandais par la réglementation de l'UE. Si les juges, qu'ils soient français ou européens, venaient à dire que la législation européenne s'impose sur la législation française, nous serions ravis de rouvrir notre base ici", a-t-il ajouté.
En avril dernier, une autre compagnie à bas coûts, EasyJet, a été condamnée à verser 1,4 million d'euros à Pôle Emploi pour travail dissimulé dans un dossier comparable concernant 170 salariés basé à l'aéroport parisien d'Orly.
A compter du 11 janvier, Ryanair ne desservira plus que le terminal MP2 de l'aéroport marseillais, réservé aux compagnies "low cost", à partir d'autres aéroports européens.
La décision de Ryanair devrait se traduire par une diminution du trafic estimée à 30.000 passagers en janvier et 50.000 en février et mars, a estimé la direction de l'aéroport.
Outre Ryanair, six autres compagnies aérienne à bas coûts opèrent sur le terminal MP2. La direction de l'aéroport a estimé à 550 millions d'euros les retombées économique pour le territoire de Marseille de l'activité "low cost", qui a représenté environ 1,7 million de passagers en 2010, soit près du quart des 7,4 millions de passagers enregistrés au départ et à l'arrivée de l'aéroport.

 
les lieux-cibles potentiels du terrorisme en europe Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
POSTIER : edgar   
04-10-2010

Une liste de cibles de possibles attentats aurait été obtenue par les services de renseignement occidentaux.
La tour Eiffel à Paris ou la gare centrale de Berlin figurent, parmi d'autres lieux fréquentés en Europe, sur une liste de cibles de possibles attentats, obtenue par les services de renseignement occidentaux, rapporte Fox News.
Selon la chaîne américaine, citant un haut responsable occidental du renseignement, cette liste aurait été communiquée par un "ressortissant germano-pakistanais interrogé à la base (militaire américaine) de Bagram, en Afghanistan". Fox News ajoute que cette information a été confirmée par un autre haut responsable du renseignement.
Sur cette liste figurent également, selon Fox News, l'hôtel de luxe Adlon, près de la Porte de Brandebourg à Berlin, la tour de télévision de l'Alexanderplatz, également dans la capitale allemande, ainsi que la cathédrale Notre-Dame de Paris.
"Un responsable a également indiqué que la sécurité avait été renforcée autour de la famille royale britannique", a rapporté Fox News.
Les Etats-Unis ont mis en garde dimanche les Américains voyageant en Europe contre des "risques potentiels d'attentats terroristes", les appelant à la vigilance dans les lieux publics, après des informations de presse indiquant que des attentats avaient été déjoués.
"Les informations actuelles laissent penser qu'Al Qaïda et des organisations affiliées continuent de préparer des attentats terroristes", indique le département d'Etat américain dans un communiqué.
"Les citoyens américains doivent se montrer particulièrement vigilants et prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer leur sécurité pendant leurs voyages", poursuit le document, faisant état de risques notamment dans les transports et les infrastructures touristiques.

 
progression d'une relation amoureuse qui marche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
POSTIER : edgar   
02-10-2010

Les lecteurs attentifs du philosophe otto karl n'apprendront pas grand chose ci-dessous, et seront même ramenés un peu en arrière, mais disons que...

La relation amoureuse est un processus en mouvement qui passe par différents stades. De la fusion à la relation durable, analyse d’un parcours d’obstacles qui demande ouverture d’esprit et adaptabilité…

« Etre amoureux n’est pas un état mais un devenir », écrivait le psychosociologue italien Francesco Alberoni dans Le Choc amoureux (Pocket, 1993). Depuis cet ouvrage de référence, on ne compte plus les études des thérapeutes de couple qui ont insisté sur le mode évolutif de l’état amoureux. Qu’elles mettent à jour trois, quatre ou six étapes, ces recherches s’accordent toutes pour dire que, du coup de foudre au rapprochement en passant par la différenciation, l’amour suit une chronologie.
Il ne s’agit pas de dire que toutes nos histoires de cœur se déroulent suivant un seul et même scénario ; chacun arrive dans le couple avec ses expériences, ses fragilités, ses forces, et c’est de la rencontre entre ces deux histoires que dépendront la nature et l’évolution de l’amour. Puis, selon le temps qu’ils prennent avant de cohabiter ou d’avoir des enfants, selon l’attention qu’ils portent à leur relation, selon leur âge aussi, les partenaires s’attardent plus ou moins longtemps sur l’une ou l’autre des étapes de la relation amoureuse. De même, le passage d’une phase à l’autre n’est pas définitif : il y a des temps de régression, d’accélération, de stagnation…
Il n’empêche : toutes les amours au long cours passent par des stades identiques. En nous appuyant sur les différentes études existantes, nous en avons défini trois. En quoi ces étapes sont-elles la clé d’une relation heureuse et durable ? Comment passer de l’une à l’autre ? Avec quelles conséquences ? Analyse de l’histoire d’amour vu comme un parcours.

la « fusion »

Les signes : « Tu es celle que j’attendais » ; l'illusoire « Nous sommes d’accord sur tout » ; l'idiot « Toi et moi ne faisons qu’un »… Aujourd’hui, toute relation, ou presque, commence par une attraction passionnelle. C’est l’amour intense, la « symbiose », d’après les psychologues Ellyn Bader et Peter T. Pearson. Pour les amoureux, chaque éloignement est un déchirement et chaque expérience partagée l’occasion de se découvrir de nouveaux points communs : il semble évident que l’on était faits pour se rencontrer.
Les avantages : cette étape est essentielle à la formation du couple puisqu’elle crée la complicité. La conseillère conjugale Françoise Sand ajoute qu’elle est « l’un des rares moments dans l’existence où l’on peut mûrir sans douleur » : elle permet de sortir de soi, découvrir des aspects de la vie que l’on n’avait pas envisagés seul ou dont on avait peur. L’amour passion donne des ailes.
Les pièges : cet amour passion repose en grande partie sur des leurres. En effet, chacun s’imagine que si cette relation est aussi intense, c’est parce que l’autre correspond parfaitement à l’image du partenaire idéal qu’il porte en lui. Autrement dit, plutôt que de le voir dans ce qu’il est réellement et globalement, il devient le support de nos projections. L’attente à son égard est si forte que nous l’idéalisons : ses défauts sont niés au bénéfice de ses seules qualités.
Les clés : profiter absolument de cette lune de miel, car elle est aussi agréable qu’éphémère. Elle durerait entre deux et trois ans, en moyenne. Après ? Le retour à la réalité s’impose de lui-même et cette fusion si rassurante devient peu à peu étouffante, aliénante. Le besoin d’air se fait sentir.

la différenciation

Les signes : « Tu n’es pas celui que je croyais » ; « Je ne comprends pas que tu puisses aimer cela » ; « Tu ne sais pas ce que je pense vraiment »… Avec la cohabitation, le partage du quotidien et les responsabilités à assumer, le couple descend de son nuage pour se confronter à la réalité. Alors qu’ils ne voyaient que ce qui les unissait, les partenaires découvrent peu à peu leurs différences. L’autre révèle toutes les facettes de sa personnalité. Déception ? Inéluctablement, puisqu’il s’agit de dire adieu à l’image idéalisée que chacun avait de l’autre, mais aussi de soi : la vie à deux nous fait découvrir des aspects de notre propre caractère, que nous n’avions jamais eu l’occasion de cerner et que l’autre nous aide à percevoir.
Les avantages : cette étape est fondamentale puisqu’elle permet de se retrouver soi-même, de reprendre contact avec ses propres intérêts et objectifs de vie. Sans cette étape, la fusion finit par être vécue comme un carcan dans lequel les personnalités de chacun sont niées… jusqu’à la crise. Sur une infidélité ou un départ soudain, plus d’une histoire d’amour se termine avant d’avoir dépassé cette phase.
Les pièges : il n’est pas simple de rompre avec sa vision fantasmée de l’amour et d’accepter de vivre une relation qui ne soit pas tous les jours synonyme de plaisir. Signe de notre attachement à une tradition romantique ou de l’influence d’une société qui fait de l’hédonisme une finalité : nous avons tendance à penser que la fougue des premiers temps est « la » définition de l’amour. L’autre difficulté tient au fait que cette étape du retour à la réalité n’intervient pas simultanément chez les partenaires : celui qui vit encore dans l’idéalisation peut se croire abandonné, moins aimé, tandis que l’autre ne se sentira pas reconnu dans une relation devenue étouffante.
Les clés : de l’air et de la communication. Prendre l’air, c’est savoir sortir du couple pour vivre ses loisirs, servir ses perspectives professionnelles… C’est redevenir « un », définir son territoire qui n’est pas le même que celui de son partenaire. Pour faire admettre cette prise de distance, la communication est indispensable : les partenaires doivent oser expliquer leurs envies, leurs besoins, afin d’éviter que cette différenciation soit interprétée comme une fuite ou un déclin de l’amour.

Le rapprochement

L’étape précédente a permis à chacun de se redéfinir, à ses yeux et à ceux de l’autre. Cette phase consiste maintenant à mesurer la compatibilité de ses attentes respectives et à réfléchir aux moyens que chacun est prêt à fournir pour travailler à la fondation de son couple. Ce n’est plus l’amour entendu comme : « un + un = un » (la fusion), ni « un + un = deux » (la distanciation), mais « un + un = trois » : toi, moi et notre couple. Ce troisième élément « couple » va naître de l’élaboration de projets communs sans cesse réactualisés, qui, à l’avenir, donneront à la relation sa dynamique et garantiront sa durabilité. Que veut-on vraiment pour soi et pour la relation ? Qu’attendons-nous de notre vie ensemble ?...

Les avantages : dans ce temps du rapprochement, l’amour exprime véritablement son désir d’avenir. Une certaine sérénité amoureuse devient possible. Arrivé à cette étape, le sentiment amoureux sait admettre les divergences et donne l’envie de trouver des réglages pour les dépasser.
Les pièges : consolidé par le temps et les épreuves partagées, cet amour tend à virer à l’amitié.
Le risque : sombrer dans une cohabitation heureuse, mais où le désir, les élans passionnés n’auraient plus leur place, et lasser l’un ou l’autre des partenaires en mal d’un état amoureux plus pétillant.
Les clés : pour pérenniser cet amour solide, le défi consiste à sortir de temps en temps du confort qu’il offre. D’abord, en sachant remettre régulièrement en question les projets établis et en élaborant ensemble de nouveaux objectifs. Ensuite, en bousculant parfois la tranquillité de son amour pour y intégrer de la passion : réactualiser ces petites folie qui sublimaient les premiers mois de la relation... même le temps d’un week-end, mais plus, si possible. C’est dans ce subtil mélange entre raison et passion que le couple se donnera les chances d’inventer un amour, un vrai...

Rappel philosophique : L'amour inventé, à réinventer... : réinventé , par otto karl.

 

 

 
indice pour changer... Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
POSTIER : edgar   
21-09-2010
François Roustang, bien sûr...
 

 Pour rappel :
comment améliorer son existence occidentale, par le même françois roustang (via otto karl)

 
comment reconnaître un cocaïnoman ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
POSTIER : edgar   
21-09-2010

Si on n'est pas du milieu, comment détecter, renifler, flairer un cocaïnoman ? Repenser aux délires de Jean-claude vandamne ? Il a décroché, soi-disant. Ne pourrait-on pas se rabattre sur cet exemple ? Jean-luc delarue, au micro...

 

 

 
devenez philosophe du savoir-manger Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
POSTIER : edgar   
15-09-2010

En finir avec les excès sans renoncer au plaisir ? Ne plus confondre besoin de manger et envie de manger ? C’est possible, avec cette méthode à suivre pendant dix jours (puis à appliquer toute sa vie !). Explications et travaux pratiques avec le docteur Gérard Apfeldorfer, spécialiste du comportement alimentaire, dont lepostier salue ici l'intelligence et la démarche incontestablement philosophiques.


En matière de comportement alimentaire, la modération est la seule alternative sérieuse aux ravages des régimes draconiens ou à l’insouciance qui autorise tous les excès, dangereux pour la santé.

Pratiquer la modération passe par une étape clé : reprendre contact avec ses sensations corporelles. « Ce qui signifie, explique Gérard Apfeldorfer, psychiatre et psychothérapeute, être capable de faire la différence entre deux sortes de faim : la faim physiologique et la faim psychologique. » La première est un besoin de nourriture pour le corps (d’énergie, de certains nutriments) ; la seconde, une envie de manger qui agit comme un mécanisme de défense contre des émotions incontrôlables, négatives ou positives. Il est indispensable de savoir faire la distinction entre les deux, pour manger de manière juste. Sans excès ni frustration. Une fois la faim physiologique identifiée, reste à repérer son seuil de rassasiement, ce point d’équilibre entre le plaisir de manger et la satisfaction des besoins de notre organisme.
Soyons honnêtes : si les principes à respecter sont simples, leur application au quotidien exigera de vous, dans les premiers temps, des efforts et surtout de la patience. Ce programme sur dix jours, qui repose sur dix points clés, est une première prise de conscience, à poursuivre sans relâche jusqu’à ce que ce comportement vous soit naturel.
L’originalité de cette méthode ? Vous rendre seul juge de votre confort et de votre bien-être alimentaire.

1. Ressentez la faim
Essayez de ne rien manger pendant quatre heures. Si cette idée vous effraie, il se peut que vous ayez peur d’avoir un malaise. Vous pourrez vérifier concrètement qu’il ne se passe rien de dramatique ! Si vous ne ressentez jamais la sensation de faim, il se peut que vous mangiez « en avance », c’est-à-dire que vous surmangiez pour juguler votre peur du manque ; il se peut aussi que vous ayez totalement perdu le contact avec vos sensations alimentaires. Si, à l’inverse, vous avez tout le temps faim, vous confondez peut-être faim physiologique et faim psychologique.
Les manifestations de la faim diffèrent d’une personne à l’autre. Parmi les plus fréquentes : une sensation de faiblesse (manque d’énergie, petits vertiges) et un trouble de l’humeur (irritabilité).
> Le conseil : le but est de nouer une relation sereine à la nourriture. Pendant ce petit jeûne, vaquez à vos occupations sans guetter les signaux de votre corps, mais en les laissant venir à vous.

2. Installez une routine
Pour ressentir physiquement la faim puis la satiété, vous devez en faire régulièrement l’expérience. Prenez vos repas à heure fixe et le même petit déjeuner tous les matins. Après dix jours, vous devriez ressentir la faim juste avant l’heure de manger, mais aussi mieux percevoir votre seuil de rassasiement.
> Le conseil : évitez les saveurs nouvelles. Il est plus facile de repérer son seuil de satiété avec des aliments familiers.

3. Concentrez-vous sur le goût
Prêtez attention aux premières bouchées. Ce sont elles qui nous renseignent sur la saveur de l’aliment : est-il salé ? trop sucré ? amer ? fondant ? est-il bon ou médiocre ? Cet « arrêt sur saveur » est essentiel car nous fantasmons le goût des bouchées suivantes. Ce qui explique que l’on puisse avaler jusqu’à la dernière bouchée un gâteau au chocolat médiocre parce qu’on le fantasme délicieux. Contrairement à notre sens gustatif, notre imaginaire ne connaît pas de lassitude. Lorsque l’on prête réellement attention au goût, vient le moment où il y a fléchissement du plaisir à manger. Le goût a changé, on peut s’arrêter.
> Le conseil : prenez de petites bouchées. Utilisez vos dents, votre langue et votre palais. Posez vos couverts pendant que vous mastiquez.

4. Ralentissez
Il faut à notre organisme entre quinze et trente minutes pour que les signaux de rassasiement soient perçus et enregistrés. Le message entre estomac et cerveau n’est pas instantané, certains enzymes impliqués dans le déclenchement de la satiété ne sont libérés qu’une trentaine de minutes après le début du repas. En mangeant trop vite, on a toujours tendance à surmanger.
> Le conseil : étirez votre repas sur au moins une demi-heure. Que votre nourriture soit bonne ou médiocre, dégustez-la en gastronome, avec lenteur.
5. Faites une pause au milieu du repas
Interrogez-vous. Avez-vous toujours très faim, moyennement faim, presque plus faim ? Pour vous aider, utilisez l’échelle de rassasiement (lire encadré ci-contre). Si vous vous sentez repu, arrêtez-vous là. Même si vous pensez qu’il vous reste de la place pour le gâteau au chocolat. Dites-vous que vous l’apprécierez encore davantage plus tard (vous ne vivez pas au milieu du désert !). En revanche, si la faim vous tenaille encore, poursuivez votre repas.
> Le conseil : interrogez-vous couverts posés et bouche vide. Le meilleur critère indiquant que l’on est modérément rassasié est le plaisir que l’on prend à manger : quand il commence à faiblir, c’est que l’on a assez mangé.

6. Chassez les parasites
Le zen dit : « Quand vous mangez, mangez ! Quand vous lisez, lisez ! » Cette philosophie, basée sur l’importance du moment présent, trouve toute sa pertinence ici. Vous êtes à table, devant votre assiette. Chassez les parasites autour de vous. Ne lisez pas le journal, ne regardez pas la télé, ne vous lancez pas dans un débat politique passionné. Soyez à ce que vous faites : simplement manger. Evidemment, si vous déjeunez en groupe, ce serait dommage de vous isoler comme un bénédictin.
> Le conseil : pratiquez des pauses régulièrement. Un temps pour parler et écouter, un autre pour vous nourrir : peu à peu, cette alternance se fera naturellement.

7. Pratiquez la modération
Il existe trois moyens simples pour manger avec mesure et conscience.
• Manger de tout, lentement, en vous concentrant bien sur la saveur des aliments, et laisser l’excédent de nourriture dans votre assiette.
• Réduire la taille de vos portions de départ et vous interroger en cours de route sur vos besoins.
• Réduire le nombre de plats du repas (cela vaut surtout pour les gros mangeurs) ou ne prendre qu’une seule portion de chaque plat (pour les grignoteurs).
> Le conseil : acceptez les temps morts entre les plats.

8. Identifiez vos envies
Vous êtes à deux doigts de vous jeter sur un paquet de cookies… Pourquoi pas ? Mais avant de passer à l’acte, interrogez-vous : est-ce de l’envie ou de la faim ?
Si c’est de la faim, mangez. Sinon, demandez-vous ce qui motive votre envie. A ce moment précis, êtes-vous triste ? stressé ? en colère ? euphorique ? Avez-vous besoin de réconfort ? En effet, nos pulsions et nos fringales sont souvent le signe d’une perturbation d’ordre émotionnel : nous mangeons pour éviter d’être trop envahis par une émotion. Qu’elle soit positive ou négative.
Laissez venir les réponses sans les trier. Ensuite, buvez un verre d’eau, allez faire un tour, passer un coup de fil. Il s’agit de mettre votre envie à l’épreuve. Si elle perdure, mangez ces biscuits avec plaisir, sans culpabilité. Il y a de fortes chances pour que le travail préalable sur vos émotions vous aide à rester dans les limites du raisonnable.
> Le conseil : à chaque "crise de tentation", essayez de noter sur le même carnet les émotions qui y sont associées, sans les censurer. Peut-être finirez-vous par remarquer que ce sont souvent les mêmes qui reviennent.

9. Ne mangez pas pour plus tard
La peur du manque, la crainte des lendemains poussent à manger comme si l’on faisait des provisions « au cas où »… Cette peur, caractéristique des tempéraments anxieux, est souvent induite par les régimes. Leur violence pour le psychisme et l’organisme est telle que l’on s’en défend en accumulant la nourriture, en surmangeant.
> Le conseil : revenez au moment présent, demain est un autre jour. Ici et maintenant, quel est le degré de votre faim ? Mangez uniquement en fonction de cette donnée.

10. Soyez seul juge de vos besoins
Manger pour faire plaisir, se resservir pour ne pas vexer, engloutir son assiette sans lever le nez pour se protéger d’un climat agressif… Le groupe fait facilement émerger des comportements dysfonctionnels. C’est pourquoi il est primordial de rester branché sur ses besoins réels. Ne tenez pas compte des injonctions des uns et des autres, gardez votre cap. Evaluez votre satiété, arrêtez ou continuez même si vos compagnons font l’inverse. Quoi qu’il arrive, restez toujours centré sur vos sensations corporelles.
> Le conseil : si vous avez envie, une fois de temps en temps, de faire un vrai repas de banquet, duquel vous ressortirez avec la sensation d’avoir effectivement trop mangé, faites-le sans hésitation ! Vous êtes dorénavant dans une dynamique qui vous permettra de vous réguler les jours suivants.

EVALUEZ VOTRE APPETIT
A un moment donné, on peut avoir faim ou bien avoir juste envie de manger. Il n’est pas toujours facile de faire la part des choses. Le besoin de se réconforter avec un peu de nourriture est légitime, le but n’est pas de devenir une machine parfaitement huilée, mais une personne plus consciente, et donc plus libre dans ses choix.

0000-00-00 00:00:00 c\'est bien dit
 
la banane Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
POSTIER : karen   
14-09-2010

 

Tout sur et avec la banane...

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(Et merci à edgar de lepostier.fr pour la référence qui suit :)

 

 

 
pour la micro-sieste Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
POSTIER : edgar   
01-09-2010
Léonard de Vinci, au génie notoire, était aussi un précurseur dans un domaine qui commence tout juste à gagner ses lettres de noblesse dans le monde du travail : la sieste. L’artiste italien arrivait en effet à trouver un sommeil dit polyphasique. À la manière des bébés, il parvenait à dormir très brièvement, de jour comme de nuit. Une méthode adoptée par la suite par les navigateurs de course en solitaire, qui s’assoupissent une quinzaine de minutes toutes les deux heures.
Mais la véritable sieste, celle qui ne remplace pas le sommeil nocturne, n’a été considérée comme bénéfique qu’au début des années 1980 avec les travaux de l’université de médecine de Pennsylvanie. Il fut alors démontré que la pratique améliorait la vigilance, la mémoire, l’humeur ainsi que la prise de décision tout en prévenant le stress et les risques de maladies cardiaques.
C’est donc lentement mais sûrement que la sieste fait son entrée au bureau. Business Week rapporte ainsi que 20% des Américains avouent souffrir du fameux coup de mou en pleine journée. Une proportion suffisamment importante pour que de grands groupes sautent le pas. Google, qui propose depuis un certain temps des salles de massages, a installé des «cabines futuristes» dédiées aux dormeurs éparpillées sur son domaine. Nike a également mis en place des salles consacrées à la sieste. Certaines compagnies aériennes américaines instaurent même des rotations entre leurs pilotes sur les vols long-courriers pour leur permettre de faire un somme.
Tous ne sont pour autant pas emballés par le concept. Jim Horne, directeur du centre de recherche sur le sommeil de l’université de Loughborough, déclare ainsi, non sans regret:
«On peut vite perdre le contrôle: si vous commencez à encourager vos employés à dormir pendant l’après-midi, vous les encouragez également à se coucher tard. [...] Notre société commence tout juste à s’habituer à l’idée de faire une sieste au bureau, mais cela reste toujours perçu comme une raison valable de licenciement.»
Certains ont pourtant fait de la sieste un business très rentable. MetroNaps loue ainsi son «EnergyPod», chaise longue un rien ridicule mais isolée de l’environnement et truffée de technologie, 750$ (plus de 600 euros) par mois l’unité. Un prix que Google et Cisco Systems sont semble-t-il prêts à payer.
Si votre patron est emballé par l’idée, mais est moins fortuné, il reste toujours la solution du «DreamHelmet» («casque de rêve»), qui pour une trentaine de dollars (23 euros) vous permettra de vous enfermer dans un cocon de tranquillité au détriment d’une certaine idée de l’élégance.
Pour ceux qui n’ont pas envie de débourser un sou, BusinessWeek dresse une liste de trois secrets pour une sieste réussie:
    •    Le moment et le lieu: Entre 20 et 30 minutes est une durée de sieste idéale, de préférence après le déjeuner. Si aucun lieu n’est prévu à cet effet, le mieux reste de piquer un roupillon dans votre voiture préalablement garée.
    •    Les conditions: L’obscurité est essentielle, car elle favorise la production de «l’hormone du sommeil», la mélatonine. Il est également fortement conseillé d’éteindre son téléphone portable.
    •    Le régime idéal: Les produits laitiers ou la viande permettent aussi de produire davantage de mélatonine, contrairement aux glucides (pâtes et autres). Caféine et nicotine sont également à bannir.
 
OPTIMISer ses chances de survivre à un crash d'avion Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
POSTIER : edgar   
18-08-2010

Le 16 août 2010, un Boeing 737-700 de la compagnie colombienne Aires, transportant 131 personnes, s'est écrasé à l'atterrissage en se brisant en trois. Seule une personne est morte dans ce crash, une femme de 73 ans, qui a succombé à une crise cardiaque après son évacuation. Un miracle, s'est exclamé la presse. Un miracle, vraiment? Nous republions un article paru en mars 2009 à l'occasion du crash du vol Turkish Airlines dans lequel 126 des 135 personnes à bord avaient survécu.

L'amerrissage spectaculaire d'un vol US Airways le 15 janvier dans le fleuve Hudson à New York a sauvé la vie de ses 155 passagers et membres de l'équipage. Le 25 février, lors du violent crash du vol Turkish Airlines à côté de l'aéroport de Schiphol, 126 des 135 personnes à bord survivent. Des résultats impressionants, certes, mais plus courants qu'on ne le croit. D'après l'International Air Transport Association (IATA), si les accidents d'avion sont en hausse, le nombre de morts, lui, est en baisse. Il y a eu 502 décès suite à des accidents d'avion en 2008 contre 692 en 2008, soit 0,13 mort par million de passagers contre 0,23 en 2007.
En août 2005, une invraisemblable série noire de crashs aériens avait entraîné à travers le monde des interrogations sur l'évolution de la sécurité aérienne. Depuis, les institutions de contrôle ont renforcé leurs mesures pour prévenir les risques. Mais que peut faire le simple voyageur pour mettre toutes les chances de son côté ?
Eviter les compagnies latino-américaines et voler plutôt canadien
D'après le rapport sur la sécurité 2007 de l'aviation civile française, la région Amérique Latine / Caraïbes et la région Afrique représentaient chacune 18% des accidents mortels mondiaux pour respectivement 7% et 2% du trafic mondial en 2007. Les compagnies de la région Asie/pacifique représentaient 36% des accidents mortels pour 19% du trafic. Au contraire, la région Amérique du nord contribuait pour 42% à l'activité aérienne mondiale sans aucun accident mortel de passagers en 2007.

Vérifier la fiabilité de sa compagnie
Depuis 2006, l'Union Européenne actualise régulièrement une liste noire des «transporteurs aériens faisant l'objet d'une interdiction d'exploitation générale dans la communauté». La dernière mouture date du 14 novembre 2008  et recense plus de 170 compagnies.
A l'inverse, l'International Air Transport Aviation (IATA) représente 230 compagnies aériennes et 93% du traffic aérien mondial. Depuis fin 2008, tous ses membres voient leur sécurité rigoureusement auditée.

Ecouter les consignes de sécurité
Après trois vols, vous avez peut-être l'impression de connaître toutes les consignes de sécurité par cœur. Sauf qu'en fait non, et que si un accident arrive vous serez sans doute dans un état de panique assez avancé pour vous faire oublier tout ce que vous avez cru savoir. Si vous n'avez pas le courage de lire la brochure, suivez au moins les démonstrations des hôtesses de l'air, et écoutez-les réellement! Par exemple, il ne suffit pas d'enfiler son gilet de sauvetage quand le commandant de bord l'ordonne, il faut surtout ne pas le gonfler avant d'être sorti de l'avion. Un détail? Lors du crash du vol Ethiopian Airlines 961 en 1996, de nombreux passagers sont restés bloqués dans l'avion à cause de leurs gilets de sauvetage gonflés, et ils sont morts noyés.

Se repérer dans la cabine
La grande majorité des accidents sont accompagnés d'incendies. Le danger ne provient alors pas des flammes mais bien de la toxicité de la fumée, d'où la nécessité d'évacuer au plus vite. Etant donné la visibilté très réduite que génère la fumée, savoir exactement où on se situe dans la cabine peut se révéler précieux. Pour cela, compter le nombre de siège entre sa position dans la cabine et les deux sorties de secours les plus proches en entrant dans l'avion. Pour les plus prévoyants, le repérage peut se faire avant même d'embarquer: certaines compagnies mettent à disposition sur Internet les plans de cabine des avions de leur flotte.


Se former à la sécurite aérienne
Les stages de gestion du stress d'Air France pour les personnes anxieuses en avion ont reçu beaucoup de publicité lors de leur lancement. Mais une autre sorte de formation, beaucoup plus pratique, existe pour mettre toutes les chances de son côté lors d'un accident ou d'un atterissage d'urgence. British Airways offre ainsi des «stages de sensibilisation à la sécurité aérienne» d'une demi-journée aux entreprises qui souhaitent former leurs employés voyageant fréquemment. La simulation comprend un atterrissage d'urgence dans un Boeing 737 reconstitué et l'évacuation de la cabine enfumée pour 130 livres par personne.

Dire oui à la position de sécurité



En cas d'accident, les hôtesses de l'air et stewards vous crieront sans doute «Brace position!» «Brace! Brace!» ou encore «Penchez-vous!». Il faut redresser son siège, se baisser le plus possible au point d'avoir sa tête entre ses jambes. Les mains vont soit tenir les genoux, soit se mettre derrière la tête, mais sans croiser les doigts. Certaines rumeurs disent que cette position est censée rendre la mort aussi rapide et peu douloureuse que possible, ou encore qu'elle est conseillée par les compagnies d'assurance qui ne veulent pas payer de frais médicaux, mais n'écoutez pas ces hoax. La «brace position» permet d'empêcher au maximum d'être projeté vers l'avant de l'avion et de s'écraser sur les sièges de devant.

Une question de pilotes

Un avion qui tombe en panne au milieu de l'océan Atlantique, un vol d'oiseau qui bloque les deux réacteurs quelques secondes après le décollage. Ces situation, à première vue vouées à un destin tragique, ont en commun d'avoir connu une issue heureuse grâce au sang-froid des pilotes. Dans le premier cas, le pilote Robert Piché a posé l'appareil aux Açores avec les deux moteurs arrêtés après un vol plané de plus de 21 minutes, «le plus long de l'histoire aéronautique». Aucun des 293 passagers et des 13 membres d'équipage n'a été sérieusement blessé. Dans le deuxième cas, le désormais célèbre Chesley B. Sullenberger a posé son avion sur le fleuve Hudson, sauvant la vie de tous les passagers.

Oublier la place miracle
«Quel siège est le plus sûr?», une question que tout le monde s'est déjà posé en entrant dans un avion, surtout s'il s'agit d'un vol low-cost où les places ne sont pas attribuées. Pour certains, les places du milieu présentent moins de risques, car le fuselage y est plus résistant. Mais c'est également là que se trouvent les réservoirs de carburant. Selon CNN, qui s'est penché sur la question, il est probable que la «place la plus sûre» n'existe pas. Même une place proche des sorties de secours ne garantit pas une évacuation rapide, les portes ne fonctionnant pas toujours après un accident. Quant aux places qui bordent les allées, elles permettent plus de mobilité mais sont sujettes à un autre type de risque, bien plus fréquent que le crash: les bagages qui tombent des compartiments sur la tête.
Enfin, toutes ces recommandations ne peuvent que ramener le risque à un niveau proche de zéro, pas l'éliminer. Le destin fait le reste du travail.

 
révolution (économique) de l'ordinateur portable ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
POSTIER : edgar   
30-07-2010

Après avoir lancé la voiture la moins chère au monde avec la Tata " Nano ", l'Inde va cette fois révolutionner le monde de l'informatique avec un ordinateur portable qui coûte 35 dollars, soit 1500 roupies.

Jeudi dernier, Kapil sibal, ministre du Développement des ressources humaines, a présenté cet ordinateur à écran tactile destiné aux étudiants. Il a déclaré à cette occasion être en discussions avec des fabricants mondiaux d'ordinateurs pour sa production.

La tablette, qui ressemble à un iPad, fonctionnera avec le système d'exploitation Linux, permettra de se connecter au Wi-Fi, de lire des fichiers PDF et sera équipée d'un port USB, le tout pour un poids de 1,5 kg. Adapté aux conditions du pays, le chargeur de la machine sera compatible avec les faibles systèmes électriques des régions les plus pauvres du pays.

Le prix de revient de 35 dollars (environ 27 euros) n'est qu'une première étape puisque l'objectif final est d'arriver à une machine à 10 dollars. Si tout se passe comme prévu, cet ordinateur devrait être proposé dans les écoles à partir de 2011.

Pour que les écoliers et étudiants indiens puissent profiter pleinement de cet outil de travail, une porte-parole du gouvernement a déclaré à l'AFP que les 22 000 établissements supérieurs du pays seront raccordés à l'internet haut débit.

 


 

 
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